Exil. Solitude. Résilience.

 

EXIL

 

 

Solitude

 

 

et

 

Résilience ...

 

 

*

 

 

 

Au pied du pont l’est un quai

Au bout du quai, un escalier

Sous l’escalier niche un déshérité.

 

 

Dans son trou

Son igloo

Il vit comme dans un chou.

Point de pompons.

Pas de néons.

Une triste et fière exclusion 

Dans les chiffons

Et les cartons.

 

 

Des bougies blanches

ont raviné le sol en rigoles cireuses

Qui, des veilles silencieuses,

Racontent les coulées de larmes sauvages

De celui qui gîte,

Sans tapage,

Sur ses hardes roidies de gel et de vomi.

 

 

Piments d’insipides croûtons,

La sardine et le litron …

Seuls intrus admis dans l’antre

D’où fut chassée, voici des lustres,

La copine avinée du vieux pont

Qui le faisait trembler

A grandes bordées de jurons.

 

 

Coulent les flots de la Seine

et

Coule la vie en parenthèse  …

 

 

Un geste désabusé

Fauche le temps passé,

Brocarde les foutaises !

 

 

Il a une drôle de barbe effilochée

Le vieux

Et dans le chanvre âgé,

Il bougonne

Le bougre,

Marmonne d’étranges roucoulements

Que nul n’entend.

 

 

D’ "ailleurs " ses yeux sont délavés …

 

 

Et, quand descend la nuit

Sous l’escalier

Qui mène au quai

Qui mène au pont,

 

 

De ses mains fébriles,

De ses doigts agiles,

Il exhume le trésor

Sur lequel il dort.

 

 

Un Stradivarius

 

 

Et, sous l’escalier

Qui mène au quai

Qui mène au pont,

 

Dans l’errance de son exil,

Il hurle sa déchirance,

Chante sa souvenance,

Avoue sa désespérance

Sous l’archet de son violon.

 

 

 Et dans la nuit parisienne indifférente, 

pleurent les mélodies slaves

qui l'inondent de bonheur.

 

 

 

Marie-France Arnold

 

 

 

 En hommage à tous les exclus de la société.

 

 

****

 

 

Plovdiv, la bulgare

 

 

Plovdiv

 

Capitale Européenne

 

de la Culture

 

pour 2019.

 

 

 

Polvdiv (650.000 h.) est une ville très ancienne - fondée il y a plus de 6.000 ans - où la langue officielle est le bulgare en cyrillique. La présence thrace, gréco-romaine, turque et slave  a  laissé des vestiges qui font toute la richesse de son passé.

 

La vieille ville de Plovdiv est restée authentique car elle a conservé tout son cachet et compte nombre de très belles maisons bourgeoises de cette époque. La parcourir est un plaisir. Y découvrir des  maisons colorées comme la Maison Konyoumdjioglu* ou celle de Dimiter Gueorguiadi**, un enchantement.

 

 

                                                                                               

 

Maison Konyoumdjioglu

 

                                                                                                                          

 

 

 

Maison Dimiter Gueorguiadi

 

 

Ces grandes maisons bourgeoises figurent parmi les plus beaux édifices qui ont été transformés en  musées.

 

La Maison de Lamartine***,  celle où le poète français ne demeura que quelques jours en 1833, au retour de son voyage en Orient, est étonnante en ces lieux.

 

 

 

 

 

Maison Lamartine

 

 

 

 

 

 

Galeries d'art, streetart et Centre d'Art Contemporain contribuent à la transmission culturelle inhérente à cette ville trop peu connue de l'Europe et qui fait honneur à son classement de l'année 2019 en tant que Capitale Européenne de la Culture.

 

 

 

 

 

 

La ville a un autre atout de charme. Une jolie rivière, la Maritza****, la traverse entourée de verdure.

 

 

 

 

 

 

 Ecrite sur ses armoiries, voici  la devise de la ville :

 

 

"Ancienne et éternelle".

 

* Musée d'ethnographie.

** Musée d'Histoire et de la Renaissance nationale Bulgare.

*** Musée Lamartine.

**** Sylvie Vartan, bulgare d'origine, crée avec son frère en 1990 l'Association "Sylvie Vartan pour la Bulgarie". Celle-ci a pour but de sauver le pays du désastre dans lequel il est plongé à cette époque.

 

 

 

Toutes les photos sont de Marc Delmotte.

 

 

***

 

 

 

Hostel de la Reine Blanche

  

 

 

  Hostel

 

de la Reine Blanche.

 

 

 

Image : paris-avant;com

Avant rénovation.

 

 

En 1290, Marguerite de Provence, veuve du roi Saint Louis mort à Carthage (Tunisie) en 1270 lors d'une croisade en Terre Sainte, fait bâtir une résidence que l'on appelle Hostel de la Reine Blanche. Toutes les veuves royales étant traditionnellement vêtues de blanc, couleur de deuil. Quant au terme d'hostel, il est  équivalent d'une résidence.

 

Marguerite choisit un terrain très agréable au bord de la Bièvre*, sur le chemin qui mène de l'Oursine** au moulin de Croulebarbe.

Elle meurt  cinq ans plus tard et l'on pense que sa fille   s'y installe avant d'entrer au Couvent  des Cordelières, juste à côté. Les historiens pensent également que d'autres grandes "Dames" y vécurent jusqu'à ce qu'il soit détruit après qu'un évènement dramatique se soit produit en 1393.

En effet, Isabeau de Bavière et Charles VI *** donnèrent une grande fête en l'honneur du remariage d'une dame d'honneur. La coutume était d'organiser un charivari. Celui-ci vira au drame à cause d'une imprudence idiote.

 

En 1404, l'Hostel devenu maudit est détruit sur ordre du roi Charles VI dont la santé mentale  déjà chancelante avait été ébranlée par la peur.

 

Fin du XVè ou début du XVIè siècle, l'Hostel est reconstruit. S'érigent également deux splendides maisons gothiques (17 et 19, rue des Gobelins) qui servent d'habitation aux familles Gobelin et Canayes. Riches familles  de drapiers et teinturiers en écarlate, attirés par la proximité de la Bièvre.

 

 

Image : paristoric.com

 

17,19 rue des Gobelins

 

Celle du numéro 19 est alors un véritable bijou : fenêtres à meneaux, tour en saillie qui partage sa façade et un escalier à vis d'un seul bloc sur toute la hauteur de l'escalier intérieur. En outre, elle possède deux niveaux de cages superposés.

 

 

 

Image : monumentum.fr

 

 

C'est le domaine que Rabelais appelle la Folie-Goubelin dans Pantagruel.

 

Le temps  modifie l'histoire de ces lieux : les bâtiments servent ensuite à étendre et sécher les draps des drapiers et teinturiers, puis abritent une brasserie avant d'être le siège du Club des Jacobins (1790) et d'accueillir  enfin une tannerie.

 

A la fin du 20è s., l'Hostel de la Reine Blanche rénové est transformé en appartements.

 

 

 

 

Image : wikipedia.org/

 

 

Facade rénovée du corps de logis sur rue.

 

 

Image : wikipedia.org

 

Tour d'angle

 

Image : wikipedia.org

Encorbellement

 

 

Image :wikipedia.org

 

 

Cour avec puits.

 

 

 

            

 

 

* La Bièvre est une toute petite rivière, actuellement souterraine, et qui se jette dans la Seine près du pont d'Austerlitz. Dès le moyen-âge, elle est utilisée par les teinturiers et mégissiers. Elle est également le lieu où le dragon, terrassé par Saint-Marcel, sème la terreur dans le bourg Saint-Marcel.

 

**  Lieu  où vit la mythique  Ourcine.

Le Couvent des Cordelières, fondé en 1270, est amputé de son domaine au début du 19- s. pour y ouvrir les rues des Cordelières, Julienne et Pascal.

En 1972, les bâtiments,  déjà transformés en 1834 pour y abriter l'Hôpital de Lourcine, sont détruits afin d'y bâtir l'Hôpital Broca. Ne subsiste qu'un pan de mur du réfectoire  à fenêtres gothiques le long de  cet hôpital. 

 

***  Certains historiens considèrent que le charivari a plutôt eu lieu à l'Hostel Saint Pol, dans le Marais actuel, où se trouvait la résidence de Charles V et de son fils Charles VI.

 

 

 

***

 

 

 

The slug and the snail.

 

 

The slug and the snail.

 

 

For the translation, see : La limace et l'escargot.

 

 

 

 

Why do you dribble, asks the Slug?

 

I caught a cold and my feet are frozen in wet grass, says the Snail snorting.

 

You should be used to it!  Should not be painful, Snail my friend?

 

 

 

It’s true, Slug my sister. I’m sorry not to be able to run faster. I have a lot of things to do and I’m slow – so slow – It’s exasperating!

 

So am I!  I am very slow, says the Slug flirting. But I, I love to take a long time.

I’m a lazy! The more I drag the less I am tired ... I’m easily pleased. I only do half of washing-up ... my sister does the other half. So I am not asked to do things because I’ll never finish...

 

I prance, says the Snail excited. When a car arrives, it’s awful!

I quiver, sweat and loss patience ... I dribble a lot to slide faster ... I slime all over myself and disgust children. I’m in despair...

Oh la la, how nerve-taking being so slow ...

I go fast forward only on windy days.

Only if  I’m in the right direction! When the storm pushes my house ...

     I extend my horns which work as radar. Alas ...  it’s impossible to brake.

 

One day a whirl wind pushed me in full speed into the gutter which poured into sewer and it was so fast ... so fast ... that for sure, I regretted my natural slowness.

 

What an adventure, says the Slug dying of laughter.

 

This reminds me of the day I found myself in a plate!

Yes, Mr Snail, in a plate, as I tell you...

 

Worst ... between a fork and a knife.

 

Oh la la! I was scare to death!

 

I went for a stroll from the vegetable garden to the house,  laid down in a lettuce leaf and I felt very fine in my salad !

 

I was so quiet that I stayed there the whole time the salad was watched.

 

Of course, I was pushed, sprinkled, drowned, reversed, shaken ...

 

 

 

Oh yes shaken strongly...before being put in a plate and sprinkled with vinegar ...

 

Oh my God, my eyes hurt me but I said nothing. I have table manners!

 

So Snail, do you know what happened?

In spite of my silence and my important discretion, I was thrown down into the garbage...

The bin was emptied at the end of the garden but...

 

 I was able to nicely continue on my way...

 

You see, Snail my cousin,

 

sometimes we have also a bit of luck!

 

*

 

This is an idea from M.F. Arnold.

 

 

 

 

***

 

 

 

Traces de la guillotine dans le 11è ar. parisien.

 

 

 Traces de la guillotine

 

dans le 11è ar. parisien.

 

 

Image : caminteresse.fr

 

Echafaud

 

Docteur Guillotin, ne fait pas dans la dentelle. Il est fier de son invention radicale pour laquelle Louis XVI, en bon bricoleur féru de mécanique, apporte une petite amélioration. Il suggére de tailler la lame en biais de manière à ce que, bien affûtée, elle tranche, sans bavure ni difficulté mais avec une plus grande efficacité,  la peau et les os de la nuque. Celle-ci est aisément accessible puisqu'on découpe largement le col de la chemise du condamné. 

 

Bienveillant et généreux, le Docteur Guillotin affirme :

 

« Avec ma machine,

je vous fais sauter la tête en un clin d’œil,

et vous ne souffrez point. »

 

On le remercierait presque ...

 

 

La " guillotine" fonctionne de 1788 à 1977 où a lieu la dernière décapitation  française à la prison des Baumettes à Marseille.

 

L'abolition de la peine de mort en 1981, grâce au Ministre de la Justice, Robert Badinter,  fait disparaître l'engin funèbre installé à Paris dans de nombreux endroits. Il faut dire qu'on le déplace assez facilement du moment qu'on n'utilise pas son  piédestal  de représentation populaire, l'échafaud.

 

L'échafaud est,  en réalité, la plateforme sur laquelle  est posée la guillotine de manière à ce que la foule profite aisément du "spectacle". 

 

L'échafaudage des ouvriers du bâtiment pourrait nous  rappeler le terme.

 

On raconte, dessin-caricature à l'appui, que Robespierre, ne trouvant plus personne à guillotiner, guillotina le bourreau ... avant de l'être lui-même en 1793.

 

Les derniers vestiges de l'emplacement parisien de la guillotine sont visibles 16, Rue de la Croix- Faubin (11è ar.). Cinq dalles rectangulaires, face à l'entrée de l'ancienne prison de La Grande Roquette* (démolie en 1900) servant à fixer et stabiliser la machine de mort posée directement sur le sol.

 

 

 

 

 

 

Entrée de la prison de la Grande Rosuette.

 

Actuellement au niveau d'un passage piéton**.

 

 

 

Photo : Cédric Gravelle;

 

 

 

* 1826, construction d’une prison pour jeunes délinquants sur l’ancien couvent des Hospitalières de la Roquette (1690-1789). C’est La Petite Roquette. Elle devient prison pour femmes en 1935,  démolie en 1974.

 

 1836, on inaugure un autre centre pénitencier, face à la prison des jeunes, La Grande Roquette. Elle reçoit les condamnés au bagne de l’Ile de Ré, Cayenne, Nouméa s'ils ont la chance d'échapper  à la guillotine. Ils sont donc en attente dans ce qu’on appelle le « Dépôt des condamnés ».

 

Or, ceux qui sont destinés à  être décapités par la célèbre guillotine qui, à cette époque, se trouve à la barrière Saint-Jacques (emplacement actuel de la station de M° Saint-Jacques), doivent parcourir 5 kms. Ce qui est beaucoup !

 

Risque d’évasion ? Mauvaise image de la capitale ? La guillotine est alors transférée devant l'entrée de la prison où nous pouvons constater la présence des  5 dalles historiques. Le "Dépôt des condamnés" prend par la suite le nom de Grande Roquette, marquant ainsi, avec La Petite Roquette, la différence de gravité des peines.

 

Ne reste plus actuellement dans Paris intra muros que la Prison de la Santé.

 

** M° Père-Lachaise ou Philippe Auguste.

 

 

***

 

 

 

La feuille morte

 

   La feuille morte

 

Dans mon entourage, ce n’est un secret pour personne, on sait que j’ai la phobie des oiseaux. Quelles que soient les couleurs du costume dans lequel ils évoluent, leur élégance, leur charme et leur chant … impossible de les approcher. Ridicule ? Sans doute et cependant j’admire la splendeur de certains d’entre eux. Je suis tout autant subjuguée sinon fascinée par le chant des merles qui nichent nombreux dans les haies de mon jardin.

Ils se livrent à des conversations époustouflantes et sidérantes. Invites aimables, impatience, colère, dépit, charme etc De sublimes sifflements ! Bref, je les admire mais à distance respectable, cela va de soi. Quant à eux, ils ne me craignent nullement, faisant preuve de familiarité, confiance, audace …sinon de provocation jusqu’à entrer dans la maison pour marquer concrètement leur territoire ! Une fois la chose déposée, ils ressortent avec naturel et satisfaction.

Dernièrement, j’en aperçois un. Tout petit. Tassé, immobile au loin ... Tentant mais en vain de s’envoler. Il reste là longtemps. Très longtemps. Que faire s'il meurt sur place ? Mon sang se glace. Je scrute … toujours de loin. Il ne décolle pas ? Une aile semble frémir … Mon Dieu, que faire ? Impossible de m’avancer pour voir de près ce qui se passe. J’attends. Je surveille mais il ne part pas.

Alors je téléphone à mon voisin. Ce n’est pas la première fois que je le sollicite ! Un oiseau est bien trop souvent entré dans la maison ! Il arrive gentiment et parcourt le jardin, cherchant du regard un oiseau blessé.

 

  • Où est-il donc ton oiseau ?

  • -Là-bas, au pied de l’arbre.

  • Je ne vois rien … et ... perplexe, un brin moqueur et incrédule …. ramasse une grosse feuille brune séchée tombée de l’arbre.

  • Le voilà ton oiseau ! Une pauvre feuille morte … inoffensive …

Merci l’ami. Le ridicule ne tue pas mais ne pas le faire remarquer renforce l’amitié. Appréciable et rassurant.

Merci l’ami … jusqu’à la prochaine fois ?

 

Rûmi le soufiste

 

 

Rûmi le soufiste 

 

 

 

                                                                    Image : saphirnews.com

 

 

 

Rûmi* (Roumi) né en1207, mort en1273, est un immense poète mystique persan dont l'influence sur le soufisme a été considérable. Sa découverte puis son lien puissant avec le divin et la lumière sont à la base de sa poésie, en particulier après sa rencontre avec Sham, un saint homme de vingt ans son ainé. Sham est un mystique errant venu d'Iran et qui,  au bout d'un certain temps, doit fuir vers Damas pour échapper à la jalousie des disciples roumistes. Rûmi ne peut  s'en consoler et la mort de son Maître, en 1247, le plonge dans un abime de tristesse.

 

Rûmi fait preuve d'oecunémisme en se liant dans le plus profond respect avec les chrétiens et les juifs tout autant qu'avec les musulmans. Son aura spirituelle fait de lui un Sage très écouté et recherché, tout comme son Maître vénéré.

 

Rûmi se passionne depuis l'enfance pour la  musique, source de transcendance et d'accès au  divin,  qui tout naturellement incite à  danser en tournoyant et devient vite extatique.  Après sa mort  naissent des confréries soufies illustrées par les derviches tourneurs. Se crée alors la première Conférie à Konya (Turquie).

 

 

 

Image : wikipedia

Mausolée de Rûmi à Konya (Turquie)

 

 

 

lesorteilsausoleil.over-blog.com

 

 

Comme on appelle Rûmi, Mawlana, Notre Maître, ses "disciples" deviennent les mevlenis. Leurs concerts de musique mystique, les samas, au cours desquels ils utilisent le tamborin, le luth et une flute spéciale oblique, le ney**, perdurent pendant des siècles.  De nos jours, ils font  l'objet de démonstrations folkloriques. Il n'est pas certain que l'extase mystique pure et originelle soit encore possible, présente et authentique dans de telles conditions, ce qui est regrettable.

 

 

                        


Image wikimedia.org    

 

       

Femme jouant du ney. Peinture sur bois. 1669.

Palais d'Ispahan (Iran)

 

 

 

Vraisemblablement victime de la jalousie des disciples de Rûmi, Sham est assassiné en 1247.

 

Inconsolable, Rûmî organise à sa mémoire des samas. concerts qui favorisent l'extase et la transe. L'émotion intene provoquée par la musique entraîne dans la danse avec une sorte d'ivresse  qui rapproche du divin.

 

Lors de la période ottomane  la tradition soufie est conservée mais l'avènement d'Ataturk*** (1880-1938) y met fin brutalement. A sa mort, elle réapparait, hélas  à destination touristique principalement.

 

 

* Djalal-ad-Din Muhammad Balkhi.

 

** Le ney est une flute dont l'embouchure en roseau est oblique, obligeant le musicien à se pencher sur le côté. On la trouve déjà chez les Sumérien et dans l'Egypte antique (- 3.000 ans).   

 

*** Mustapha Kemal Ataturk (1880-1938) fonde l'Etat Républicain Turc laïque (sur les ruines de l'Empire ottoman) assurant l'indépendance au pays à l'issue d'une guerre qui dure de 1919 à 1922.

 

 

***

 

 

 

 

De la bouteille au vêtement.

 

De la bouteille

au vêtement ...

Image : actuenvironnement.com

Ci-dessus : Bouteilles en plastique, compressées et mises en packs, prêtes à partir vers leur seconde vie : la transformation en fibres.

Une industrie nouvelle est née. A partir de plastiques recyclables, elle crée des fibres utilisées pour la confection de vêtements. Il en est de même pour les vêtements traditionnels usagés spécialement réservés au recyclage.*

Depuis quelques années déjà,  algues, bambou, lin, soja, chanvre**, coco et même orties font l'objet de recherches afin de créer des fibres écologiques.   Il en est de même pour les teintures. Les teintures chimiques à base d'hydrocarbures rejettent trop de polluants nocifs. Les teintures*** naturelles font leur réapparition.

Quant au coton, il commence à faire polémique en raison de l'utilisation intensive de pesticides nécessaires à l'obtention d'une qualité parfaite.

         

algues marines                     bambou      

                      

lin                                   soja

 

                           

             chanvre                                         coco           

                       

orties

 

*Les vêtements actuellement déposés dans les bennes sont, pour la plupart,  recyclés en matériaux isolants pour le bâtiment.

** Le chanvre se dit en latin cannabis. Le chanvre  "industriel" est identique en apparence au  chanvre " récréatif " qui devient maintenant  thérapeutique. La différence vient de ce que le second présente, sur ses feuilles et ses fleurs, une fine pellicule de résine qui contient les molécules psychoactives actives sur le cerveau. D'où le nom de "récréatif" ! Il est interdit de le cultiver en France.

*** Les teintures naturelles d'origine végétale étaient déjà utilisées dans l'Antiquité  et au Moyen-âge bien  avant la découverte  des teintures chimiques.

 ***

Qu'est-ce que le Yi King ?

 

Qu'est-ce que le Yi King ?

Simplifions pour aborder un sujet compliqué !

Le Yi king* est un art divinatoire non pas destiné à prédire l’avenir mais à aider à prendre des décisions. Lorsqu’on hésite face à une situation complexe, interroger le Yi King suggère des solutions envisageables. Il oriente la réflexion. Ouvre des possibles.

C'est un ouvrage très pragmatique, philosophique, ésotérique et d'une grande sagesse.

Il est donc Le livre des mutations et des changements de l’être humain.

Image : www.ichi-ng.com

Fu Hsi

Vieux de plus de 3.000 ans, il est élaboré en Chine par Fu Hsi ** mais n'acquiert sa forme définitive que sous la dynastie Han, au premier millénaire avant l’ère chrétienne.

A partir de cette date, il est à la base de tout ce qui se passe et se pense en Chine jusqu’à l’arrivée des troupes occidentales coloniales.

Fu Hsi et sa soeur

Le Yi King se présente sous forme de 64 hexagrammes que l’on doit combiner les uns aux autres au cours de la séance qui consiste à l'interroger.

64 hexagrammes

Un hexagramme est une combinaison de 6 traits  pleins  (yang) ou coupés (yin).

Chaque hexagramme  est le symbole d’un état au moment donné et de ses éventuelles transitions.  Son approche nécessite quelques connaissances du "système" !

* Dans la littérature chinoise, King signifie que l'ouvrage est considéré comme un très grand classique.

** Fu Hsi, empereur présumé, est aussi, dans la mythologie chinoise, celui qui gouverne le ciel tandis que sa soeur gouverne  la Terre. Ils possèdent l'un et l'autre une queue  de  dragon.

***

Le CM2 de Maîtresse Alouette.

Le CM2

de

Maîtresse Alouette

à l'Ecole des Oiseaux.

Maîtresse Alouette arrive en classe.

Un peu de silence  s'il vous plait ! 

Aujourd'hui, nous conjuguons le présent de l'indicatif, grisole Madame Alouette avec autorité en faisant placer ses élèves l'un derrière l'autre.

Chaque élève parle la langue de sa propre famille. Par ex : si vous êtes un corbeau, vous dites : je croasse. Compris ? 

Aussitôt dit aussitôt fait et la récitation commence dans le calme :

Je cacabe, dit la Perdrix    

    Tu cajoles,

enchaine le Geai

 

 

Il caracole, ajoute le Ramier 

 

         

 Nous corbinons,

crie la Corneille

 

 

Vous craquètez,

lance la Cigogne

 

 

 

Elles croulent,

s'esclaffe  en riant la Bécasse !

 Et Maîtresse Alouette les félicite.

Si les élèves de Maîtresse Alouette n'ont eu aucune difficulté, le terme précis correspondant à  leur cri ou à leur chant  est bien souvent méconnu ... des humains.

La langue française est pourtant d'une richesse étonnante que trop peu de français utilisent.

Le langage qui relie les oiseaux est l'une des grandes merveilles de la Nature.

Les conversations entretenues par les   merles au printemps et au début de l'été, sont époustouflantes et captivantes tant elles rappellent, par le rythme et l'intonation, la diversité des échanges humains pleins d'émotions. Invite, ordre, interrogation, colère, supplique, charme,  agacement ... nous sont perceptibles et posent beaucoup de questions quant à l' "âme " des oiseaux ! ! Et si la Huppe pupule

et que

 

 

 

 

la Fauvette

et

la Mésange

zinzinulent,

le concert devient international, les frontières sont abolies, les nations sont enfin solidaires.

L'harmonie règne enfin sur la Planète ... du moins en ce qui concerne les Oiseaux ... car pour les Hommes, c'est une affaire très ... problématique.

***