La Théorie des Signatures

 

 

La Théorie des Signatures.

 

 

Dans la Grèce ancienne, il est d'usage de penser que les plantes ont des vertus médicinales qui s'appliquent à  la partie du corps auxquelles elles peuvent ressembler. Que ce soit par la couleur ou la forme. C'est ce que l'on appelait 

 

"La Théorie des Signatures".

 

Croyances et usages se sont transmis très tard dans le temps. Les druides* en furent notamment les dépositaires. Ils furent chasser par les Romains qui voyaient en eux une puissance dangereuse.

 

Rappelons-nous la cueillette  du gui avec une faucille d'or illustrée dans tous les livres de classe !

 

 

 

Image : biologie.ens-lyon.fr

 

 

Le gui possédait deux vertus principales et vénérées.

 

Ses petites baies blanches étant emplies d'un liquide épais, blanchâtre et visqueux ... il n'en fallait pas plus pour les conseiller comme remèdes à la stérilité masculine.

 

Image : biologie.ens-lyon.fr

                                                       

Quant à la plante elle-même, elle ne pousse qu'accrochée aux branches des arbres, ne touchant jamais terre puisque, parasite, elle se nourrit de

son support. D'où l'idée de faire porter aux épileptiques des ceintures de gui afin de les empêcher de tomber à terre et donc réduire les crises.

 

 

L'histoire ne dit pas si cela suffisait 

 

à améliorer leur vie.

 

Au début du christianisme, on pensait que Dieu avait déposé dans la Nature des "signes"  destinés à aider les hommes à soigner eux-mêmes les maladies dont ils étaient atteints. Forme, couleur ou propriété de la plante devaient les aider à les reconnaître.

 

Bien observée, la prêle évoque justement la fracture osseuse.

 

 

Image : lenovelliste.ch

 

Il y a très longtemps, cette herbe qui pousse au bord de l'eau, était bien plus grande que la prêle de nos fossés actuels. Après avoir abandonné l'étape relativement courte où elle présente un grand épis jaunâtre qui lâche des spores dans le vent, elle apparaît sous la forme de tiges vert vif, hérissées de  petites branches aux multiples jointures.

 

Il n'en fallait pas plus pour y voir l'idée  d'une attelle indispensable à un membre fracturé. Et comme la prêle a un taux élevé de sels minéraux et oligo-éléments tels que silice, calcium et zinc, elle devint le remède incontournable à la consolidation des fractures.

 

 

Paracelse**, au 15è/16è s., s'intéressait de très près aux vertus des herbes et, pour bon nombre, ne s'était pas trompé. Ses pérégrinations dans la nature helvétique lui avaient permis d'acquérir des connaissances reconnues et recherchées.

 

 

Image wikipedia

 

Copie anonyme datant du 17è siècle.

 

 

* Les Druides ne transmettaient leur savoir qu'oralement et en particulier aux enfants. 

 

** Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim, connu sous le nom de Paracelse est né en Suisse en 1493 et mort en 1541.
 
 

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Le Génie de la Bastille

 

 

Le Génie de la Bastille

 

 

 

Image : wikipedia

 

 

Le Génie de la Bastille est une statue en bronze doré de 2 m., juchée au sommet de la Colonne de Juillet,  d'une hauteur de 50 m,  et due à Auguste Dumont qui l'exécute en 1836.

 

En 1789, la prison de la Bastille qui s'était rendue le 14 Juillet, avait été démolie* pierre par pierre et une Fontaine de la Régénération** où trônait la Déesse Isis  avait été installée  à peu près à ce même endroit.

 

 

En 1792, on envisage un autre monument qui ne prendra corps qu'en 1833 sous Louis-Philippe et qui sera érigé pour rendre hommage aux révolutionnaires des Trois Glorieuses des 27, 28 et 29 Juillet 1830 permettant à Louis-Philippe de détrôner Charles X. Signature de la fin de la Restauration et  proclamation de la Monarchie de Juillet. Leurs noms sont gravés tout autour du Monument et leurs corps entreposés dans l'un des deux tombeaux de la crypte souterraine.

 

La Colonne de Juillet sera inaugurée en 1840. Elle accueillera ultérieurement les insurgés abattus sous la seconde Révolution parisienne du 19è s. -  1848 - et dont les corps sont dans le second tombeau.

 

Anecdote mais non des moindres, des momies égyptiennes rapportées par Napoléon se sont jointes aux  révolutionnaires parisiens. Bizarrerie de l'Histoire !

 

Au sommet de la Colonne de Juillet, sur une sphère terrestre à moins qu'elle ne soit solaire, un jeune homme ailé, s'élance librement tenant une torche de lumière tournée vers l'ouest parisien, là où le soleil se couche.  Bon ange, sauveur éclairant les ténêbres à venir ? Ange déchu de sa mission mais qui aurait brisé ses chaines brandies dans sa main gauche ? Ne serait-ce pas  un Mercure*** ailé, tant aimé des Parisii puis des Lutéciens qu'il protégeait de son Temple du haut de sa colline du Mons Mercoris (Montmartre),  assistant les voyageurs et les soignant de leurs blessures, encourageant leur commerce et les pratiques utiles à la vie quotidienne ?

 

Image wikipedia

 

Tout un mystère !

 

A chaque son interprétention.

 

 

 

A l'intérieur de la colonne -

 

 

zoom

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Didier Plowy -  Centre des monuments nationaux.

 

 

 

Quant aux clefs de la Bastille, elles sont conservées comme des reliques en France mais pas seulement !

 

 

 

* Fontaine de la Régénération  .

 

** Quelques pierres de la base de l'une des 8 tours de la forteresse de la Bastille, la Tour de la Liberté ( ! ), sont visibles dans le square Henri Galli.   En 1899, la construction de la ligne 1 du métro, sous le n° 1 de la rue Saint-Antoine, les fait réapparaître.  Démontées, elles sont exposées dans le square.

 

Image wikipedia

 

 

Vestiges de  la Tour de la liberté  

 

 Square Henri  Galli - Bd Henri IV - 75004 - Paris

 

 

 

***  Mercure, l'une des divinités les plus aimées des Parisii.  Deux  colonnes, sauvées du temple qui lui était consacré, sont visibles  dans l'Eglise Saint-Pierre de Montmartre. 75018 - Paris.

 

 

 

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Olympe et Nicolas ...

 

 

Olympe et Nicolas  ...

 

Nos deux illustres fondateurs des Droits "humains", Olympe de Gouges et Nicolas de Condorcet se sont sans doute rencontrés. Hasard de l'Histoire, ils ont vécu un temps dans la même rue du 6è ar. à Paris, Rue Servandoni*, presque face à face !

Ils n'avaient qu'à peine cinq ans de différence  et  sont montés sur l'échafaud l'un après l'autre, à un an d'intervalle.

 

Quel destin !

 

                                                                                                                                                                                                      

 

Olympe, y monte la première.

 

Avant que le couperet ne tombe, elle déclare haut et fort :  

 

"Nous avons le droit

 

de monter à l'échafaud,

 

alors nous avons aussi le droit

 

de monter à la Tribune."

 

 

Olympe ... c'est Marie Gouze, connue comme Olympe de Gouges. Elle voit le jour à Montauban en 1748. C'est une femme engagée en littérature et en politique où elle prône l'abolition de l'esclavage. Elle mène un combat sans merci pour la libération des femmes et publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, ce qui lui vaut l'échafaud.

 

Nicolas de Condorcet, de cinq ans son ainé (né en 1743), est mathématicien et connu pour son engagement politique. Entre autres écrits, il est condamné en 1793  par la Convention pour  "Esquisse d'un Tableau historique des progrès de l'esprit humain" qu'il a rédigé  au n° 15 de l'actuelle Rue Servandoni où il demeure caché pour  échapper aux révolutionnaires. Il s'enfuit en mars 1794 mais, rattrapé, il est guillotiné à son tour.

L'actuel n° 15 était alors le n° 21, lorsque cette très courte rue se nommait Rue des Fossoyeurs.

 

Ironie de l'Histoire, Olympe de Gouges vit de l'autre côté de la rue, au n° 20 et ce, avant son arrestation qui la conduit à l'échafaud le 3 novembre 1793.

 

L'héritage qu'ils nous ont laissé n'a pas de prix !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image : paristoric.com

 

 

 

* La Rue Servandoni reçoit en 1806 le nom du peintre et architecte florentin qui habite le n°1 en 1766. Sur 170 m. seulement, elle relie la Rue Palatine à la Rue de Vaugirard et date de 1424. On la connait comme l'une des ruelles qui entourent Saint-Sulpice. Au 16è. elle est Rue des Cordiers, du Fer-à-Cheval, puis du Pied-de-Biche et enfin des Fossoyeurs.  

 

Rue Servandoni - 75006 - Paris

Image wikipedia

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Espèces sonnantes et trébuchantes

Espèces

"sonnantes

et

trébuchantes".

Lorsque les billets-papier n’existaient pas encore, au 16è siècle, seules les pièces dites "sonnantes et trébuchantes" étaient acceptées lors d'achats importants ou de transactions.

Pourquoi ?

Tout d'abord, le terme "espèces" (du latin species, ce qui est vu), fait référence au paiement en épices (autre dérivé de species). Les épices étant rares et onéreuses, elles servaient de "monnaie" d'échange entre les "nantis".

Mais revenons aux pièces de monnaie.

Une monnaie sonnante, tinte de manière très reconnaissable à l’oreille. Elle doit, pour cela, ne contenir que le métal pur dans lequel elle a été fondue : or ou argent. Les pièces d’or ou d’argent n'ont pas le même son. Et les pièces frelatées se distinguent immédiatement.

La monnaie est fréquemment soumise à la balance spéciale prévue pour la pesée de petits objets comme les pierres précieuses ou les perles. Cette balance de précision est un trébuchet* – accompagné de "poids monétaires" soumis à contrôle officiel d'état.

Image wikipedia

Chaque poids correspond à la masse légale d'une pièce de monnaie et porte souvent la même effigie**.

Premier franc or

La monnaie soumise à la pesée du trébuchet est donc trébuchante si elle affiche son poids exact d'or ou d'argent. Par ailleurs, le léger surplus de métal, qui lui était à l'origine octroyé  en prévision de son usure, était également comptabilisé sur le trébuchet.

* Le trébuchet  a été utilisé jusqu'à nos jours dans les pharmacies pour effectuer les préparations.  Nos officines le conservent encore comme pièce de musée.

** Le premier franc d'or pur - 3,9 g - fut créé en 1360 pour payer  la rançon  du roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais. La signature du Traité de Brétigny lui permettait de recouvrer sa liberté en échange d'une importante somme de ce franc-or.  On l'appela le franc libre. Il valait 20 sous tournois. En outre, le roi cédait à Edouard III une partie du territoire français !

imlage wikipedia

Portrait anonyme. Musée du Louvre. Paris

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Le Golfe Stream en danger.

 

Le Golfe Stream

 

en danger.

 

Image :www. acces.ens-lyon.fr/

Légende  :

 

Rouge :

1. parcours du Golfe Stream

2. dérive nord-atlantique en direction de l'Islande et la Norvège

3. une première branche redescend vers l'est du Groënland

4. une seconde se sépare en direction des Canaries

Bleu : un courant froid de surface descend  du Labrador

 

 

 

Le Golfe  Stream est l'un des courants océaniques qui se forme  dans les eaux chaudes du golf  du Mexique à partir d'un courant plus vaste qui monte de l'Equateur. Il se dirige vers le nord par le détroit de Floride puis est rapidement repoussé vers l'est par un courant très froid  qui descend du Labrador. En arrivant près de l'Europe, le Golfe Stream se divise en trois branches, comme l'explique la légende ci-dessus. Elles sont, à ce stade,  toujours chargées d'eaux "chaudes".
 

 Le Golfe Stream est comparable à un « fleuve »  d'eau tiède qui traverse l'Océan Atlantique en direction du Groenland.

Sa vitesse peut atteindre 2 mètres par seconde.

Sa taille va de 30 à 150 km de large et de 300 à 1200 mètres de profondeur. Ce qui est peu par rapport à la profondeur de l'Océan. Ses bords sont très visibles en vue aérienne.

Sa température est comprise entre 24°C et 28°C.

 

Diverses forces naturelles agissent sur   plusieurs centaines de mètres d'épaisseur du Golfe  Stream pour le propulser quant à sa vitesse et sa direction : vents de surface dominants, différences de température et de salinité des eaux, géographie et proximité des côtes ainsi qu'apports d'eau douce des fleuves.

 

Comment un tel courant  est-il possible à l'intérieur même de l'océan ?

 

Que se passe-t-il ?

 

Les eaux chaudes du Golfe  Stream subissent une évaporation très intense due au climat de l’Amérique latine. Evaporation qui densifie leur salinité, donc les alourdit et les fait  plonger dans l’Océan Atlantique.

 

Lorsque ce courant océanique chaud et lourd rencontre les eaux très froides et  douces (non salées donc légères) de la fonte glaciaire, il est submergé, refoulé en profondeur tout en reculant vers le sud-est et se refroidissant. La branche qui  remonte vers le nord se "dilue" au niveau de la pointe du Groenland.

 

A cause de la fonte permanente des glaces, les  eaux douces de surface du Golfe  Stream se refroidissent rapidement et subissent moins d’évaporation. Alors qu'elles apportaient un climat tempéré et favorable à des cultures priviligiées sur les côtes françaises, elles distribuent dorénavant de la fraicheur en longeant  les côtes européennes. Cause évidente d’hivers qui seront plus rigoureux, de changements météorologiques importants concernant la pluviosité et les vents - eux-mêmes engendrés par les différences de températures de l’atmosphère.

 

C'est bien le réchauffement de l'atmosphère (par augmentation du CO2) qui occasionne la fonte des glaces mais c'est la fonte des glaces qui entraine un refroidissement du climat à plus long terme.

 

Et ce n'est pas tout !

 

La fonte glaciaire engendre l'élévation du niveau des mers, donc  l'inondation définitive des terres et villes construites au niveau de la mer et pire, au-dessous de ce même niveau. C'est toute une découpe géographique des continents qui s'amorce déjà.

 

Phénomène qui s'est déjà produit, certes, il y a des milliers d'années, réfutent les détracteurs ... de moins en moins nombreux ... mais le refroidissement du climat s'est fait à une vitesse bien moindre que ce que nous observons actuellement. La nature et les êtres vivants avaient eu largement le temps de s'adapter insensiblement à leurs nouvelles conditions de vie.

 

Ce qui n'est pas du tout le cas en ce 21è siècle perturbé.

 

L'issue est inquiétante pour notre proche descendance.

 

 

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Les bouquinistes parisiens

 

 

Les bouquinistes parisiens.

 

 

 

 

 

 

Les célèbres boites en fer remplies de « bouquins », dans lesquelles le parisien adore fouiner sur les quais des deux rives de la Seine, sont mondialement connues. Et si les bouquinistes parisiens sont toujours là de nos jours ce n’est pas faute d’avoir été la cible des politiques au cours des siècles précédents.

 

En effet, ils étaient censés diffuser des textes subversifs parfois interdits par la censure, des pamphlets et autres ouvrages jugés, à tort ou à raison , corrosifs.

Les lettrés, les gens de lettres, souvent peu argentés, trouvaient toujours une bonne « feuille » pour quelques sous, ce qu’ils ne pouvaient se procurer chez les libraires. Ceux-ci en étant fort courroucés faisaient tout leur possible pour mettre fin à une telle concurrence.

 

Tout commence environ un siècle après l’invention de l’imprimerie et se poursuit dans un joyeux bric-à-brac jusqu’à la construction du Pont Neuf, sous Henri IV, en 1607*.

 

Là, les « revendeurs d’invendus » ont l’autorisation de « parer le Pont Neuf » comme on disait alors. Or, une décision de 1649 les chasse de ce royal passage au prétexte qu’ils déshonorent la  « vraie » littérature.  Pied de nez au régime, La Fronde les utilise ouvertement pour diffuser des « mazarinades » et autres chansons et pamphlets bien sentis.

 

Et tous les impécunieux s’y retrouvent évidemment

et font marcher les affaires !

 

Le dernier rebondissement de leur existence mouvementée se situe sous le Baron Haussmann désireux de rendre aux quais leur noblesse. Pour lui, ces "revendeurs de vieux papiers" seraient très bien à l’ancien Marché aux volailles, quai des Grands Augustins !

 

Un tollé s’élève dans Paris

 

et

 

l’idée est classée sans suite.

 

 

 

 

 

 

Mais pourquoi les appelle-t-on 

 

bouquinistes ?

 

On pense que le mot allemand Buch, livre, a été transformé par les hollandais en  boekin.

Quant au français, il a utilisé boekin en prononçant bouquin ... bouquiniste, bouquiner et bouquineur ont suivi.

 

En 2019, sur 237 concessions sous l’autorité de la Ville de Paris, 226 bouquinistes parisiens officient en tant que commerçants indépendants, micro-auto-entrepreneurs entièrement libres de toute contrainte horaire.

 

Ils se partagent une clientèle nombreuse qui non seulement fouine avec délice à la recherche d’une « découverte » mais qui fait aussi appel à leurs compétences historiques, littéraires, techniques ou artistiques, selon leur spécialité culturelle.

 

Le bouquiniste ne fait donc pas qu’accueillir le client, patiemment assis sur son pliant en proie aux intempéries et aux nuisances des pigeons.  Il est également en perpétuelle recherche de nouveaux documents, illustrations, livres répondant à la demande spécifique de sa clientèle qu’il traite généralement avec compétence et courtoisie.

 

Leur réputation est "vitale" pour leur entreprise.

 

* Au Moyen-Age les ponts parisiens, mais pas seulement, sont bâtis de hautes maisons à colombages dans lesquelles on s'éclaire à la chandelle de coton. Les incendies sont fréquents tout comme dans le reste de la capitale. Henri IV ordonne de recouvrir les maisons de plâtre. Quant à celles érigées sur les ponts, elles sont détruites quelques années plus tard.

Il n'est que de se souvenir de l'histoire rocambolesque de Grenouille, le héros du 'Parfum' de Patrick Suskind, pour avoir une idée de la vie quotidienne médiévale.

 

 

 

Image : www. google.fr

 

 

 

 

" La Cité et le Pont aux Meuniers."

Hubert Hoffbauer - 1839-1922

Musée Carnavalet. Paris

 
 

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Transport écologique ... le pont-racines !

 

Transport écologique ...

le Pont-Racines.

Image : axl.cefan.ulaval.ca

L'Etat du Meghalaya, l'un des plus à l'est de la péninsule indienne, doté d'un climat tropical où les pluies tombent en abondance, vit avec la nature depuis plusieurs siècles déjà. Les moyens de transport étant soumis aux aléas climatiques catastrophiques, la population a résolu en partie le problème du déplacement  individuel en utilisant ce que lui offre généreusement la forêt. Les arbres,  compagnons  de  l'homme, et en particulier "le ficus elastica" offrent  des " ponts vivants"  ou " pont-racines."

Les paysans vont au marché, leurs charges sur le dos. Les enfants se rendent à l'école. Les villages sont reliés - quel que soit le temps - et lorsque la mousson enfle le ruisseau qui bouillonne dangereusement au-dessus du  pont inférieur ... il reste toujours la solution du pont supérieur.  S'il le fallait, un troisième pont, encore plus haut,  serait "tressé" comme les deux autres  avec les branches et les racines.

 

Capture d'écran - Arte 

Capture d'écran - Arte

Les deux étages du pont.

Ces ponts végétaux ont une durée de vie d'environ 10 à 15 ans et peuvent supporter la charge d'une cinquantaine de personnes. Ils sont devenus indispensables  dans ce pays où coulent de nombreuses rivières et où le niveau de pluviosité est de ... 11 m. par an ! Les ponts sont réparés en permanence en utilisant les lianes "in situ" pour en consolider le "plancher" et les garde-fous.

Capture d'écran - Arte

Pont en réparation.

Image wikipedia

Racines du Ficus elastica

Le ficus elastica appartient au groupe des figuiers banyan. En climat tropical, son tronc (jusqu'à 2 m de diamètre) pousse très rapidement pour atteindre aisément 40 m. de haut. Ses longues et abondantes racines aériennes servent de support aux branches lourdes avant de retomber vers le sol où elles s'enracinent de nouveau. Elles sont indispensables pour  réparer et consolider les ponts aériens et leurs renbardes de sécurité.

Ce "ficus elastica " ... que nous cultivons dans nos salons et appelons "caoutchouc",  est donc chez lui un arbre généreux entre tous et d'une utilité bienveillante et considérable pour la population.

Image : plandejardin-jardinbiologique.com

Ficus elastica.

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Les mégapodes ...

 

 

Les mégapodes.

 

D'étranges créatures aux pattes puissantes (mega - podes), se plaisent à coloniser la surface encore chaude de certains volcans isolés pour y déposer leurs oeufs se dégageant de la corvée de devoir les couver plus ou moins longuement.

 

Il leur suffit de les déposer dans une petite cavité pour les empêcher de rouler. Parfois, ces génitrices indifférentes à l'instinct maternel  se donnent tout de même la peine de creuser un trou pour assurer à leurs oeufs  un peu de chaleur.

 

Capture d'écran

 

 

Ce désintérêt total et rare de leur progéniture donne à ces antipathiques mégapodes un instinct de survie qui aide  les poussins à naître seuls, quasi abandonnés, en grattant avec force la coquille de leurs griffes puissantes.

 

Autre curiosité, ces nouveaux-nés débrouillards ont déjà toutes leurs plumes et sont aptes à s'envoler quelques heures après la sortie de leur prison. Par contre, sans aucune protection parentale, ils sont la proie quasi immédiate des rapaces.

 

 

Image : us.fotofolia.com

 

Il y a environ 5 millions d'années, un dindon géant australien volait dans les arbres tout comme 5 grands oiseaux de la famille des mégapodes aujourd'hui disparus. A en juger par la différence de dimension des deux os ci-dessous, on peut aisément imaginer la taille du fameux dindon de l'époque.

 

 

Image : Univ. Flinders (AFP)

Os fossilisé d'un dindon géant australien et d'un dindon actuel.

 

 

 

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Le premier bureau de poste de Paris

 

 

Le premier

 

bureau de poste

 

 

de Paris ?

 

Image wikipedia

Hôtel de Villeroy

 

 

De  1689 à 1738, une riche famille parisienne (Pajot & Rouillé) est propriétaire de la première entreprise privée de POSTE. Elle est installée dans l' Hôtel de Villeroy qui possède deux entrées : 34, Rue des Bourdonnais et 9, Rue des Déchargeurs, en plein quartier des Halles - 75001.

 

 

Au numéro 3 de ladite rue fort encombrée, on s'en doute, vue l'intense activité du quartier, était un bâtiment vétuste où avait "opéré" Nicolas Flamel* célébrissime écrivain public. Entre lettres administratives et billets doux** ("les petites postes") il lui restait tout de même un peu de temps pour pratiquer l'alchimie ! Longtemps après, ce bâtiment est restauré par la richissime famille Pajot sous le nom d'Hôtel des Déchargeurs (1708), où est alors transférée la POSTE de Paris. 

 

Depuis 1979, l'Hôtel des Déchargeurs abrite un Centre Culturel d'Art et d'Essai, projet conçu et parfaitement réussi par son fondateur Vichy Messica.

Ses caves voûtées abritent des manifesttions diverses, expositions, rencontres ou  signatures de livres.

 

 

 

Image wikipedia

Théâtre des Déchargeurs

 

Dans cette courte voie du vieux Paris qu'est la Rue des Déchargeurs, reliant la Rue des Mauvais Garçons (rue de Rivoli) à la Rue des Halles, l'Hôtel-Théâtre des Déchargeurs est classé aux Monuments Historiques et l'on peut encore voir, dans la cour pavée, les anneaux auxquels étaient attachés les chevaux de poste.

 

 

 

Illustration tirée de :

COLLECTION VILLES ET REGIONS

Auguste VITU

PARIS

430 dessins d'époque

Editions La Fontaine au Roy - Paris- 1989 -

 

1760 ?

 

Dans Paris, le courrier est distribué 9 fois par jour par 117 facteurs et 3 fois en banlieue.

Il est levé toutes les heures et cela coûte 3 sous (le timbre n'existe pas encore) ainsi qu'on peut le lire dans l'histoire de la vie quotidienne parisienne de l' époque, racontée dans Les Catacombes de Paris. Petite et grande histoire. Ed. augmentée. Presses de Valmy. 2014 de M.F. Arnold.

 

*  Nicolas Flamel : bourgeois parisien,  1330 ? - 1418, copiste, écrivain, chercheur de la pierre philosophale, époux de Dame Pernelle. Ils sont connus comme de   généreux donateurs qui participent au financement des 17 tableaux  de la Danse Macabre du Cimetière des Innocents.

 

** Les "billets doux" étaient également rédigés par les écrivains publics officiellement installés au Cimetière des Innocents jusqu'à sa fermeture en 1780.

 

 

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Pourquoi des fleurs bicolores à la Bourrache ?

 

 

 

 

Pourquoi des fleurs bicolores

 

à la Bourrache ? 

 

Images : card2brain

 

La Nature est admirable et étonnante !

 

La couleur rose des premiers pétales de la bourrache n'est pas perceptible par les abeilles et ça tombe bien ! Inutile d'y venir butiner ...  la fleur n'a pas encore de nectar.

 

 Mais pourquoi la bourrache change-t-elle de couleur ?

 

Coquette ?  Pas du tout !

 

L'explication est simple :  l'acidité de ses jeunes pétales leur donne une couleur rose. Au fur et à mesure qu'elle diminue, ils virent au bleu de plus en plus intense ... que perçoivent alors les yeux des butineuses. Et, à ce moment là seulement, le nectar a eu le temps de se former !

 

Bravo Dame Nature !

   

La bourrache est riche de propriétés médicinales bien que parfois toxiques pour le foie. Les femmes enceintes doivent s'abstenir d'en consommer sans avis médical.

 

L'Antiquité européenne et asiatique - ainsi que le Moyen-Age - l'utilisent pour son action tonique et énergisante, aphrodisiaque dit-on. En cuisine, ses jolies fleurs bleues décorent la salade et   leur  mucilage  améliorent le transit intestinal.

 

 

Image : lesfoodies.com

 

Pour réduire le psoriasis, l'eczéma, les rides, ou tout simplement conserver une peau  belle et jeune, l'huile de bourrache est  inconstestablement reconnue grâce aux vertus assouplissantes de ses acides gras essentiels.

 
 
 

Quant à ses voisins les plus proches, fourmis et bourdons, ils feront l'objet d'une  brève !

Image :jakadi.eklablog.com

 

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