La Théorie des Signatures.
Dans la Grèce ancienne, il est d'usage de penser que les plantes ont des vertus médicinales qui s'appliquent à la partie du corps auxquelles elles peuvent ressembler. Que ce soit par la couleur ou la forme. C'est ce que l'on appelait
"La Théorie des Signatures".
Croyances et usages se sont transmis très tard dans le temps. Les druides* en furent notamment les dépositaires. Ils furent chasser par les Romains qui voyaient en eux une puissance dangereuse.
Rappelons-nous la cueillette du gui avec une faucille d'or illustrée dans tous les livres de classe !

Image : biologie.ens-lyon.fr
Le gui possédait deux vertus principales et vénérées.
Ses petites baies blanches étant emplies d'un liquide épais, blanchâtre et visqueux ... il n'en fallait pas plus pour les conseiller comme remèdes à la stérilité masculine.

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Quant à la plante elle-même, elle ne pousse qu'accrochée aux branches des arbres, ne touchant jamais terre puisque, parasite, elle se nourrit de
son support. D'où l'idée de faire porter aux épileptiques des ceintures de gui afin de les empêcher de tomber à terre et donc réduire les crises.
L'histoire ne dit pas si cela suffisait
à améliorer leur vie.
Au début du christianisme, on pensait que Dieu avait déposé dans la Nature des "signes" destinés à aider les hommes à soigner eux-mêmes les maladies dont ils étaient atteints. Forme, couleur ou propriété de la plante devaient les aider à les reconnaître.
Bien observée, la prêle évoque justement la fracture osseuse.

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Il y a très longtemps, cette herbe qui pousse au bord de l'eau, était bien plus grande que la prêle de nos fossés actuels. Après avoir abandonné l'étape relativement courte où elle présente un grand épis jaunâtre qui lâche des spores dans le vent, elle apparaît sous la forme de tiges vert vif, hérissées de petites branches aux multiples jointures.
Il n'en fallait pas plus pour y voir l'idée d'une attelle indispensable à un membre fracturé. Et comme la prêle a un taux élevé de sels minéraux et oligo-éléments tels que silice, calcium et zinc, elle devint le remède incontournable à la consolidation des fractures.
Paracelse**, au 15è/16è s., s'intéressait de très près aux vertus des herbes et, pour bon nombre, ne s'était pas trompé. Ses pérégrinations dans la nature helvétique lui avaient permis d'acquérir des connaissances reconnues et recherchées.

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Copie anonyme datant du 17è siècle.
* Les Druides ne transmettaient leur savoir qu'oralement et en particulier aux enfants.
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