Port de plaisance de Paris ? l'Arsenal ...

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Port de plaisance de Paris ?

 

L’Arsenal ...

 

Le Port de plaisance parisien porte toujours le nom de Port de l’Arsenal en référence à ses origines historiques.

 

A la fin du moyen-âge, un fossé longe toujours l’enceinte de Charles V, correspondant aux boulevards* de République à Bastille. Il se prolonge, au-delà de la Bastille afin de servir de protection contre l'ennemi.

 

Non loin de là, au 16è s. une des iles de la Seine, l'Ile Louviers, est rattachée à la rive droite. Emplacement du Boulevard Morland actuel.  Louis XII y fait construire deux grands entrepôts de forges à canons et munitions, les Granges de l’Artillerie. Cet Arsenal est fermé juste avant le Révolution de 1789.

Lorsqu'Henri IV** accède au pouvoir il commande un bel hôtel particulier qu'il destine à Sully, Grand Maître d'Artillerie. 

 

 

 

Dessin de Charles Ranssonnette en 1848

 

A la fin du 16è s. le fossé de l’enceinte sert à réguler les crues de la Seine mais aussi à transporter des marchandises et du matériel militaire. Le bassin est aménagé en port quand la Bastille est détruite par la Révolution.

 

1825 – le canal Saint-Martin relie le bassin de la Villette au port de l’Arsenal après un parcours souterrain sous le boulevard Richard-Lenoir et la place de la Bastille.

 

A la fin du 19è siècle, le  port dessert en foin, paille et grain les mille chevaux de la ligne la plus fréquentée de la Compagnie Générale des Omnibus de Paris, Madeleine-Bastille.

 

palaisdecompiegne.fr/artiste/compagnie-generale-des-omnibus-cgo

 

Madeleine-Bastille -

Terminus boulevard Bourdon.

 

Des wagonnets transportent dans les deux sens  nourriture animale et fumier le long d'un tunnel dont une plaque est visible à droite de la passerelle actuelle – côté boulevard Bourdon. 

 

1983 – sont créés un Port de plaisance et un Yacht club, accueillant nombre d’étrangers, avec 180 points d’ancrage sur 540 mètres de long, placés l'un et l'autre sous la surveillance d’une Capitainerie.

 

image wikipedia.org

 

image wikipedia

 

*  Boulevards du Temple, Filles du Calvaire et Beaumarchais.      

 ** C’est au Pavillon de l’Arsenal que se rendait Henri IV lorsqu’il fut assassiné rue de la Ferronnerie.

***Le Pavillon de l’Arsenal actuel est le Centre d'information, de documentation et d'exposition d'urbanisme et d'architecture de Paris et de la Métropole parisienne. Il est situé 21, boulevard Morland dans le 4e arrondissement de Paris.

 

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La Fête des Fous a-t-elle disparu ?

 

La "Fête des Fous" a-t-elle disparu ?

 

Bien sûr que non et l’actualité nous le démontre. Bizutage outrancier, Gay-Pride, Carnaval, Réveillon, Boum, Enterrement de sa vie de célibataire, etc… en sont la survivance contemporaine.

 

Saturnales et Bacchanales de l’Antiquité, pour ne citer que les plus connues, expriment la nécessité de défoulement dont tout un chacun peut avoir besoin , quelle que soit sa position sociale. Il s’agit d’inverser les rôles bien établis d’une société hiérarchisée. On peut alors assouvir « légalement » et en toute sécurité ses envies et ses rancœurs face aux injustices subies et aux inégalités criantes de la bonne fortune.

 

fetes des fous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le moyen-âge en éprouve également la nécessité. De nombreuses manifestations, excessives dans leurs débordements, permettent de se décharger d’un poids religieux, royal ou seigneurial beaucoup trop lourd à supporter.

 

La Fête des Fous, la Fête de l’Ane - et bien d’autres, spécifiques aux Clercs de justice autant qu’aux prostituées - sont joyeusement réparties tout au long de l’année mais la période de Carnaval s'y prête tout particulièrement. Irrévérences et sacrilèges sont admis et applaudis bruyamment. Lorsque la « folie » momentanée se calme, les esprits et les corps retrouvent un peu de sérénité.

La « fête » est exutoire.

 

Bénéfique pour retrouver  calme et  sérénité.

 

Besoin légitime donc. Universel car humain avant tout. Besoin de retour aux sources et de ce fait initiatique. Du latin initium, début. Retour au chaos des origines. Début d'une nouvelle phase de vie.

 

Faire la fête est une réactualisation du chaos mais … un chaos rassurant. L'homme sait que c’est lui qui l’ organise. Lui seul. Il peut donc le maîtriser quand il le veut. Belle différence avec un désordre que créerait une divinité «  surhumaine », donc indomptable. Ce serait terrifiant !

 

Enterrer sa vie de célibataire ? C’est le passage initiatique de l’adolescence (même tardive) à l’âge adulte. De l’innocence et de la légèreté à la responsabilité. Du statut de protégé à celui de protecteur. Le passage du tout permis « individuel » à la règle du couple qui impose droits et devoirs envers l’autre.

 

Faire la fête est toujours un acte collectif. C’est laisser s’exprimer sa « folie » sur, avec et sous le regard des autres. Participer à la désorganisation momentanée de son moi, de son propre microcosme, au renversement de l’ordre établi et de la hiérarchie. C’est offrir de soi une image inconnue de l’autre, peut-être celle de son double ?

 

Doubles … nous le sommes tous.

 

fete de l'ane

 

 

On ne fait jamais la fête seul.

 

Triboulet, le Fou du roi, faisait le pitre devant une assistance.

 

Il lui renvoyait sa propre image !

 

 

 

Faire la fête c’est accepter de se jouer de ses tares et imperfections physiques publiquement - et sans honte - car tout un chacun est semblable à l’autre. L’autodérision en est facilitée. Elle devient salutaire.

 

 

Certains osent lever les tabous. Ils ne se livrent pas à la fête mais à l’orgie.

 

Ce n’est plus de la fête, c’est de la dépravation.

 

 

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La Grande Mosquée de Paris

 

La Grande Mosquée de Paris.

Construite sur l’emplacement de l’ancien Hôpital de la Pitié,, La Grande Mosquée de Paris est inaugurée en 1926, à la mémoire des 70.000 soldats musulmans tués lors de la Grande Guerre de 1914. Elle jouxte le Jardin des Plantes et le Museum d’Histoire Naturelle, dans le 5è arrondissement.

                                                                                    L’idée d’une Fondation Religieuse Musulmane Parisienne revient au Sultan turc Abdul Hamid II*.   

Idée reprise par le gouvernement français qui, après bien des tergiversations, vient à bout de ce projet culturel. Il confie à la Société des Habous et Lieux Saints de l’Islam le soin de gérer une telle réalisation dont les statuts doivent être légalement conformes à la loi du 1er Juillet 1901**.

Les architectes sont fortement influencés par  le style hispano-mauresque  de  l’Alhambra de Grenade et réalisent  un lieu d’une grande beauté,   assorti d’un minaret de 33 m. de haut.  

 

 

La Grande Mosquée de Paris est dédiée au culte mais c’est aussi un Centre culturel et un lieu touristique très visité par les souverains étrangers musulmans ou non.

Enfin, La Grande mosquée de Paris (et ses 10.000 m2) accueille les parisiens dans ses salons de thé et restaurants où le décor enchanteur permet de   s'évader et se ressourcer en plein cœur de la capitale bourdonnante.              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Images : virusphoto.com/

* Le Sultan Abdul Hamid II naît en 1842 au Palais de Topkapi à Constantinople  et meurt en 1918. Il est le dernier des grands sultans ottomans auquel s‘affrontent les nationalistes. En Europe, il n’a d’autre soutien que celui de  l’Allemagne. En 1922, Mustapha Kemal Atatürk proclame la première République de Turquie.

 ** Journal Officiel de la République Française, 23 février 1922, n° 53, page 2283.

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Notre-Dame-des-Vignes ou Notre-Dame-des-Champs?

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame-des-Vignes

ou

Notre-Dame-des-Champs

 

 

Au niveau du 91 Boulevard du Montparnasse à Paris (6è arr.), on trouve actuellement une église, Notre-Dame-des-Champs. Pourtant, dix siècles plus tôt, on connait un autre édifice religieux prénommé Notre-Dame-des-Champs puis   Notre-Dame-des-Vignes. Construit sur l’emplacement sacré d’un temple à Mercure démoli, il est ainsi appelé en raison des vignes qui poussent ici comme en de nombreux quartiers de Paris.

 

Pour comprendre un peu mieux, revenons à Saint Denis. Au 3è s. il catéchise. Caché dans une carrière sur le Mons Leucotecius, la Montagne Sainte Geneviève. Carrière exploitée par les Romains et dans laquelle Saint Denis aménage un lieu de rassemblement clandestin. Sous le 14bis de l’actuelle rue Pierre Nicole.  Pour des raisons de sécurité, l’escalier s'est   dégradé, il est interdit d’accéder au souterrain dans lequel se cache le sanctuaire.

 

Au 6è s., un oratoire y est construit – en surface - connu sous le nom de Notre-Dame-des-Vignes.

 

Au début du 11è s, le Roi Robert - celui du terrifiant Chateau de Vauvert - devenu Robert le Pieux, expiateur de ses péchés de concupiscence et d’un divorce suivi du remariage avec sa cousine, fait reconstruire et agrandir l’oratoire en arrachant les vignes qui l’entourent. Ne reste qu’un espace champêtre et le nouvel édifice s’appelle tout naturellement Notre-Dame-des-Champs. S’y érige autour – et pour l’entretenir - un vaste prieuré confié à des Bénédictins qui le cèdent aux Carmélites en 1604. C’est alors le Carmel de l’Incarnation où Bossuet prêche si souvent tandis que Mademoiselle de la Vallière s’y retire.

 

Passe la Révolution. Destruction totale du Couvent des Carmélites de l’Incarnation.

 

Les religieuses reviennent quand les troubles révolutionnaires s’éloignent. Elles   s’installent, non loin, dans un bâtiment modeste situé au 25, rue Henri Barbusse (ancienne rue d’Enfer) d’où elles sont de nouveau chassées en 1906.

 

Au 19è, à quelque distance de là, on a déjà construit un nouvel édifice religieux d’inspiration romane, malgré l’époque, au 91 Boulevard du Montparnasse. On perpétue le passé en le baptisant Notre-Dame-des-Champs.

 

Une seule et même église sur un temple à Thot ou à Mercure !

 

Une seule et même église, pas sûr … mais une histoire bien compliquée !

 

 

 

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Le Palais idéal du facteur Cheval.

 

 

Le " Palais idéal "

du

Facteur Cheval.

 

 

Classé aux Monuments Historiques par André Malraux en 1969, ce Palais idéal est une œuvre architecturale unique  d’art naïf,  commencée au 19è siècle et achevée en 1912.

 

Alors qu'à Barcelone (espagne) Gaudi envisage de construire la Sagrada Familia, un homme simple, Joseph Ferdinand Cheval, né en 1836, entreprend l’œuvre de sa vie qui fait l’admiration des surréalistes. Gigantesque. Fantastique.

 

 

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Sans formation et à peine lettré, après maints « petits boulots », en 1867  l’homme est préposé à la fonction de facteur des Postes et muté dans plusieurs lieux successifs pour finalement s’installer à Hauterives*. Au cours de sa tournée journalière de 30 kms, il bute un jour de 1879, du côté de Tersanne, sur une pierre de forme curieuse qui lui donne l’idée loufoque de construire, avec justement des pierres de forme curieuse,  un monument « curieux » qu’il baptise son « Palais idéal ».   De petite taille, cet homme infatigable et   passionné  ramasse, au cours et après sa longue tournée, puis durant sa retraite qu’il prend à 60 ans, des milliers de pierres qu’il charrie dans sa brouette jusqu’à l’achèvement,  à 77 ans, de son palais dont on parle pour la première fois dans la « Vie illustrée » en 1905.

 

creativecommons.org

 

Le Palais idéal attire rapidement les curieux qui le visitent sous la conduite de la bonne  qu'il a engagée à son service. Il devient le sujet original des  photographes du début du siècle et des cartes postales de la région.

 

Sentant sa fin prochaine, l’artiste entreprend alors la construction de sa dernière demeure au cimetière d’Hauterives, le « Tombeau du silence et du repos sans fin », qu’il achève en 1922 et occupera deux ans plus tard.

 

 wikipedia.org

 

Les petites-filles du facteur font don des oeuvres héritées de leur grand-père.

 

En 1994 le  Palais Idéal  devient propriété de la commune de Hauterives. 

 

 

* Hauterives, commune du département de la Drôme (26), région Rhône-Alpes – France.

 

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Montmartre

 

Montmartre

 

Selon l’étymologie, notre Montmartre aurait été le Mons Martis où était censé régner le Dieu Mars. Cependant, sur certaines sculptures lapidaires, il arrive qu’il y ait confusion entre Mars et une autre divinité gauloise importante et bien-aimée, Mercure.

 

 

 

 

 

 

Pourquoi Montmartre ne serait-il pas le Mons Mercoris d’autant que Mercure y avait son temple sur l’emplacement sacré duquel s’est érigée l’église Saint Pierre de Montmartre… qui en a conservé une de ses colonnes ?

 

 

 

Quant aux chrétiens persécutés des premiers siècles et conduits vers la butte pour y être enterrés, ils auraient pu aisément transmettre à la colline nord un nouveau nom, Mons Martyrium - clin d’œil à la future rue des Martyrs* (9è et 18è arr.).

 

Et faisant référence au très ancien rituel liturgique païen accompli sur le flanc sud par un Grand Initiateur, il est plausible d’envisager qu’on ait pu raconter et croire - en toute bonne foi - que Denis était venu jusque là. Qu’il s’y était écroulé, sa tête dans les mains. Sa tête aurait été confondue avec le masque rituel, symbole de sagesse. Pour en acquérir la transcendance, l’initié devait se l’attribuer dans un combat singulier avec l’Initiateur.

 

Saint Denis portant sa tête ou portant le masque qu’il vient d’acquérir ?

 

La croyance ancienne est si imprégnée dans la mémoire collective qu’elle a pu occulter la réalité, se confondre avec le rituel et parfois la vérité. S’imposer d’autant plus facilement que l’Eglise a besoin de faits marquants et originaux pour guider ses ouailles par des personnages porteurs de symbole.

Denis, nommé premier évêque de Lutèce par Rome, aurait été décapité sous la persécution de Dèce au 3è siècle. Il est logique de penser qu’il a été exécuté dans l’ile de la Cité, siège du pouvoir romain. Personne n’est en mesure de savoir avec exactitude. Ainsi, certains avancent, sans preuve plus solide, qu’il aurait été exécuté sur la butte.

Mythe et réalité …sont la locomotive du chercheur en quête de source irréfutable !

 

** Tout d’abord dénommée rue des Porcherons, puis rue des Martyrs, elle devient rue du Champ-de-Repos de 1793 à 1806. C’est en 1868 que la partie située au-delà du boulevard de Rochechouart est appelée Chaussée des Martyrs et réunie à la rue des Martyrs.

 

 

Incontournable ADN

 

 

Incontournable A.D.N.

 

Un être vivant est une mémoire dont une partie provient des origines de l’homme. Cependant tous les bouleversements subis au cours des millénaires ont aussi malmené l’ADN que le temps pourrait avoir dégradé peu ou prou.

 

 

Dans la cellule*, l’ADN est enroulé sur lui-même. Il forme des chromosomes qui sont inclus dans le noyau. Lorsqu’on déroule un chromosome, on voit que l’ADN est « lui-même constitué de deux brins se faisant face et qui forment une double hélice. Cette double hélice ressemble à une échelle. Les montants de l’échelle sont composés de sucres (le désoxyribose) et de phosphates. Ils servent à donner une certaine rigidité à la molécule d’ADN. Les barreaux de l'échelle contiennent l'information génétique. Ils sont composés de 4 bases azotées : l'adénine (A), la thymine (T), la cytosine (C) et la guanine (G) qui forment le « langage » ADN.

 

Les scientifiques estiment que notre ADN contient de 1 à 4 % de séquences de l’ADN de l’homme de Néandertal. Ce qui est émouvant. Ce n’est pas tout. Ils envisagent la possibilité que ses descendants - et ceux de l’homme de Cro-Magnon – aient pu vivre au Moyen-Orient … entre 80.000 et 45.000 ans. Etonnant.

 

Alors … les migrants et nous ?

 

En faisant des prélèvements à plusieurs centaines de mètres de profondeur, l’analyse de quelques grammes de glace leur a révélé la présence d’ADN humain, végétal et animal.

Certains de ces êtres vivants existent encore dans les mêmes régions. Quant à celui d’animaux disparus depuis 300.000 ans, ou beaucoup plus, … nos connaissances high-tech actuelles permettraient peut-être de les reconstituer …

 

Tout cela est admirable et parfaitement troublant.

 

L’ADN est un patrimoine précis transmissible en l’état. Cependant, il est possible qu’au cours de nos vies, nos habitudes, addictions, comportements etc. modifient certaines de ses séquences que nous transmettrons ainsi à nos progénitures.

 

Où l’on retrouve l’inné et l’acquis ?

 

* Chaque cellule, y compris les neurones de notre cerveau, renferme notre ADN.

 

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Qui était Lao Tseu ?

 

Qui était Lao Tseu ?

ImaImage : cultivonsnous.fr

Lao Tseu a-t-il réellement existé ? Nul ne peut le confirmer bien que certains avancent qu’il était contemporain de Confucius. Néanmoins, les circonstances de sa naissance seraient peu banales : assise sous un prunier, sa mère  l'aurait conçu à la vue d’une comète (ou un dragon volant). Elle l'aurait porté durant 8 années à moins que ce ne soit 81 !

Ainsi, à la naissance, son fils avait les cheveux blancs et fut alors appelé Lao, vieux tandis qu’une comète céleste et neuf dragons terrestres lui donnaient son premier bain.

Cependant une telle légende ne l’empêcherait pas d’avoir réellement existé !

La tradition lui attribue un livre de sagesse :

Le Livre de la Voie et de la Vertu,

encore appelé

Tao Tö King*.

Les premiers textes appartenant aux bibliothèques princières et impériales furent classés et réunis en cet ouvrage de philosophie, de religion, aux sources de la culture ancienne et dont les  pratiques influencèrent et influencent encore tout l’Asie.

Les  taoïstes voient en Lao Tseu non seulement un dieu mais aussi leur ancêtre commun. Ils le représentent comme un vieillard à la barbe blanche, parfois chevauchant un buffle.  En effet, au bout de nombreuses années, le vieux sage ne supporte plus les divergences politiques régnantes et,  à 160 ans, il part vers l’ouest à dos de buffle.

Qu’est-il devenu ? S’est-il réincarné pour transmettre ses préceptes de sagesse ?

Ses aphorismes  sont universels et nous les apprécions toujours au 21è s !

*Tao signifie la voie, le chemin 

  Tö - la vertu                                     

 King  est un  titre réservé aux ouvrages importants.  Un classique !

 

      

Symboles du Tao

Dans le texte : deux portraits de Lao Tseu sont empruntés à  www. cultivonsnous.fr 

 

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Le Carnaval de Limoux.

 

Le Carnaval de Limoux ... 

Le Carnaval de Limoux, dans l’Aude en Languedoc-Roussillon (France) est le plus long du monde.

Durant trois mois, en 2019 du  27 janvier au 7 avril, samedis et dimanches à raison de trois représentations par jour, les carnavaliers masqués* dansent d’un café à l’autre sous les arcades médiévales de la place de la République. Ce carnaval est purement folklorique, au sens originel du terme : les savoirs du peuple ! Les spectateurs participent à la comédie improvisée par les « bandes » de carnavaliers, selon des règles que quatre siècles de générations ont jalousement conservées.  Ils sont parfois la cible d'une ambiance légèrement grivoise.

Au son de la musique traditionnelle, les festivités se poursuivent jusqu’au jour où Sieur Carnaval est jugé (en langue occitane) et brûlé. La mort de Sieur Carnaval est fêtée allègrement et sans modération pendant la Nuit de la Blanquette **, vin mousseux emblématique de la ville.

La boudègue, bodega en occitan, richement décorée de pompons et rubans aux couleurs éclatantes, retentit à cette occasion tout spécialement. Constituée d'une peau de chèvre entière, elle fait partie de la famille des cornemuses et reconnue comme instrument traditionnel, patrimoine de la Montagne Noire et d'une partie du Lauragais.

 

Image : lauragais-patrimoine.fr/

* Les carnavaliers masqués sont les Fecos et les Goudils. Ils obéissent à des codes soigneusement transmis et respectés.

**  La Blanquette de Limoux ne manque pas de concurrencer le Champagne, d’autant que son prix en est bien éloigné. A la fin du 17è siècle, le moine Don Pérignon aurait importé de Limoux la "science" des célèbres bulles pour la transmettre au Champagne !

La Blanquette serait donc un Champagne avant l'heure !

Le moine aurait-il jadis cheminé vers la Champagne, les bulles dans sa besace ? Nous n’avons aucune trace de son voyage.

Par contre, un manuscrit (datant de 1544) atteste que le vin pétillait déjà dans l’Aude !

La Blanquette de Limoux comporte au moins 90% de mauzac, cépage de la région qui donne un vin tendre et fruité. "Blanquette"  est le surnom ancien du mauzac dont les feuilles sont parsemées d'un fin duvet blanchâtre.

La production de la Blanquette est actuellement dépassée par le Crémant de Limoux, vin effervescent qui a fêté les 80 ans de son AOC en 2018. Le Crémant est, pour sa part, composé d’une majorité de chardonnay qui lui donne un caractère fin et élégant.

Le succès du Crémant de Limoux est fulgurant : sa production a augmenté de 52 % en dix ans, doublant la Blanquette en 2010.

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Robespierre ? Vertu et dérive ...

 

 

 

Robespierre ? Vertu et dérive ...

 

 

Défenseur du peuple,

  Hostile aux  casseurs ,

 Dépassé, Robespierre  dérape ...

 

 

 

 

Né en 1758 à Arras, cet avocat, plein de modestie et à la morale  irréprochable,  est l’idéologue contradictoire et énigmatique qui agit sur l’Histoire. En effet, Maximilien Robespierre est un radical de la modération ! Un radical de la morale chrétienne et de la vertu.

 

Robespierre un violent ? Que non ! Enfin ... pas tout de suite. Il n’est pas homme d’action mais homme de la parole. Du verbe écrit car il n’est pas non plus un tribun.

 

Sa revendication pacifique ?  Restriction et  contrôle du pouvoir en place.

 

Son principe ? La liberté sous toutes ses formes. Liberté pour tous et, par conséquent, il est aussi contre la peine de mort !

 

Dictateur de sa rhétorique ? Non. Robespierre n’impose rien. Il acquiert son prestige par le modèle que représente sa vie personnelle. A l’image de ce qu’il prône. Du moins au début ...

 

Il suggère soit la suppression du Roi, soit un pouvoir citoyen. L’un ou l’autre.  Problème : comment créer un pouvoir où le peuple seul est souverain  ...  tout en maintenant le roi ? Créer une république !

 

  Res publica !

 

Malheureusement les évènements le dépassent. Les émeutes sont terribles. Alors Robespierre est entrainé plus loin qu’il ne l’aurait imaginé. Entrainé lui aussi dans la violence. Oubliant ses beaux principes, il fait éliminer tous ceux qu’il considère comme des meneurs, ennemis du peuple. Tous ceux qui s’opposent à ses idées. Robespierre, le vertueux, sème la terreur. Il se fait terroriste.  

 

Et pour unifier, rassembler, il invente le culte de l’Etre suprême.  Idée forte anticléricale qui s’installe partout.  Néanmoins elle perturbe  à tel point que  ses collègues députés de l’Assemblée ne le comprennent plus du tout.  Ils votent sa condamnation. Sans procès.

 

 

« Le peuple français reconnaît l'Etre Suprême et l'immortalité de l'âme ». 

Cathédrale de Clermont-Ferrand 

 

Robespierre est guillotiné ... au nom de la Liberté ...

1794 - Il a 36 ans.

 

La France du 21è siècle se retrouverait-elle

en ce « révolutionnaire, terroriste malgré lui » ?

 

La France ne supporte plus la corruption. La France ne croit plus dans sa classe politique quelle qu’elle soit. La France a désespérément soif d'un régime  sain, juste et équitable autant que compétent et responsable. Chaque citoyen désire décider des grandes orientations.

 

Utopie

ou

tournant majeur de gouvernance ?

 

Chaque citoyen se veut acteur de la démocratie mais un acteur responsable qui agit sans violence. La violence met la démocratie en grand danger. La responsabilité de tous est engagée.

 

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