Origine de la grève.

 

Origine de la grève ?

 

 

A Paris, du 12è siècle jusqu’au second Empire, la « grève » descendait en pente douce vers la Seine.  Sur la partie haute  se rassemblaient les ouvriers dont le travail avait cessé. Ils disaient : « Je vais en grève » : je cherche un emploi.

La partie haute de la grève est actuellement la Place de l’Hôtel-de-Ville de Paris.

 

Théodore-Joseph-Hubert HOFFBAUER

  

Les premières tentatives de « grèves » des ouvriers sont très rapidement interdites par le pouvoir royal. Après de nombreuses et sévères confrontations au cours des siècles, l’Article 7 du préambule de la Constitution de la IVe République, 27 octobre 1946, reconnaît le droit de grève à tous les salariés du secteur public et privé.

 

En anglais, le mot grève se dit « strike ». Il correspond à la manœuvre opérée par les marins mécontents qui amènent* les voiles d’un navire afin de ralentir ou stopper la navigation, donc également leur travail. C’est un acte de rébellion, une prise de pouvoir sur le commandant. 

 

www.comixtrip.fr

En Grande Bretagne, le droit de grève est reconnu par la loi du 25 mai 1864 mais actuellement soumis à certaines restrictions.

 

* Amener les voiles : abaisser les voiles afin de diminuer la prise au vent.

 

 

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Kilomètre zéro

 

Kilomètre zéro

 

Notre-Dame de Paris, point zéro

 

de toutes les routes de France 

 

image wikipedia

 

Arrêt sur le parvis devant la façade ouest de Notre-Dame de Paris.

Sur une plaque de bronze (1924) une rose des vents sculptée indique « kilomètre zéro ». Etrange ?   Notre-Dame de Paris, considérée et consacrée  comme le coeur de la France, indique de cette manière les distances kilométriques qui la relient (et non qui la séparent) des14 grandes villes françaises accessibles par les routes nationales. Très symbolique !

image wikimonde

Quant aux calculs géodésiques, distances très précises entre différents éléments (ancêtre du GPS), ils sont effectués obligatoirement entre deux points élevés. Le point géodésique qu’était la flèche sera dorénavant remplacé par ceux du Panthéon, de Saint-Paul-Saint-Louis et Saint-Sulpice.

image wikimonde

Quant au parvis (le paradis du latin paradisium) il n’a pas toujours été aussi vaste et dégagé*.

Débutée en 1163 et achevée 107 ans plus tard, l'église est dédiée à la Vierge chrétienne (Notre-Dame) qui remplaçait la protection que la déesse Isis assurait aux  Gaulois parisii puis aux Romains de Lutèce pendant des siècles. Décidée par l'Evêque Maurice de Sully, elle est "cathédrale" parce qu'elle abrite le siège de l'évêque, la cathèdre.

 

A quelques dizaines de mètres près, elle remplace une basilique romane (4è s ou 7è s. ?), baptisée Saint-Etienne, elle-même édifiée - comme presque tous les monuments religieux - sur l’emplacement païen sacré et gallo-romain du Temple à Jupiter, non loin de la Fontaine à Esculape.

Nous le savons grâce au  Pilier des Nautes dont quelques blocs sont conservés au Musée Cluny.

 

Sur le parvis actuel, on peut lire les noms des chapelles, souvent en bois - dont Sainte-Geneviève-des-Ardents - qui encombraient le parvis après l'achèvement de la cathédrale. La vie y était intense. Maisons et boutiques s'y sont rajoutées, au plus près de l'édifice religieux protecteur. Elles ont été recouvertes de plâtre ou recontruites en pierre sur injonction d'Henri IV, en raison des incendies dus à l'éclairage à la chandelle de coton.

 

        

 * C'est en dégageant le parvis que des fouilles archéologiques (1847 et 1960) ont mis au jour les fondations de la première église à cinq nefs, de forme basilicale civile et administrative, d'inspiration romaine, à l'instar de celle de Clovis sur la Montagne-Sainte-Geneviève (emplacement du Lycée Henri IV). De nombreux vestiges gallo-romains ont également été découverts.

Tous les vestiges  sont visibles dans la Crypte Archéologique du Parvis Notre-Dame.

 

M°  Cité, Saint-Michel.

 

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Les plus vieilles maisons à colombages de Paris

 

 

Les plus vieilles maisons à colombages

 

de Paris.

 

 

Dans le Marais, rue François Miron,  qui était la voie romaine de Lutèce à Meletodunum (Melun), deux hautes maisons, rénovées en 1967, offrent  au regard du parisien et du touriste  ses colombages et ses pignons au sommet de plusieurs étages. Les n° 11 et 13 sont deux maisons mitoyennes qui ont respectivement 5 et 4 étages.

Bâties  au 14è siècle, elles furent recouvertes de plâtre lors des siècles suivants afin d’éviter* les fréquents incendies qui ravageaient la capitale. Ils étaient dus, la plupart du temps, à l’usage des bougies et à la quantité de bois entrant dans les constructions.

 

 wikimedia

 

Le numéro 11 porte une plaque gravée sur la façade - à L’Enseigne du Faucheur.

 

 

 

Le numéro 13 porte aussi une plaque à L’Enseigne du Mouton.

 

  petit-patrimoine.com 

 

Cette maison possède un encorbellement sur la ruelle adjacente : Rue Cloche Perce**. Ruelle du 13è s., portant à l’origine  une autre enseigne,  une cloche de couleur perse. Bleu persan. Le dernier nom connu de ce passage est celui de Rue de La Grosse Margot ***.

 

photo :  de-nicher.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Sur décision d'Henri  IV.

** La Rue Cloche Perce commence au 13 de la rue François Miron, coupe la rue de Rivoli et se termine, par un escalier, au 7 de la Rue du Roi-de-Sicile.

 

*** 75004 – M° Saint-Paul ou  M° Hôtel-de-Ville.

 

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"Poème à mon frère blanc."

 

 

Poème à mon frère blanc  !

*

Cher frère blanc,

Quand je suis né, j'étais noir,

Quand j'ai grandi, j'étais noir,

Quand je suis au soleil, je suis noir,

Quand je suis malade, je suis noir,

Quand je mourrai, je serai noir.

 

Tandis que toi, homme blanc,

Quand tu es né, tu étais rose,

Quand tu as grandi, tu étais blanc,

Quand tu vas au soleil, tu es rouge,

Quand tu as froid, tu es bleu,

Quand tu as peur, tu es vert,

Quand tu es malade, tu es jaune,

Quand tu mourras, tu seras gris.

 

Alors, de nous deux,

Qui est l'homme de couleur ?

 

"Chants d'Ombre" . Publié en 1945 par  Léopold Sedar Senghor.*

 

 

 

 

 

www. salon-litteraire.linternaute.com

 

 

 

* Léopold Sedar Senghor est agrégé de grammaire, Ministre de la IVè République Française, premier Président du Sénégal - réélu cinq fois - Membre de l'Académie des Sciences Sociales et Politiques, Membre de l'Académie Française.  

Ce chantre de la négritude, mondialement reconnu et respecté, est né en 1906 à Joal au Sénégal et décédé en Normandie en 2001 à l'âge de 95 ans.

 

Poète, essayiste littéraire et politique, Léopold Sedar Senghor  laisse des oeuvres remarquées.

 

 

 

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