Que dalle !

 

 

Que dalle !

 

 

 

Bah, ça ne vaut que dalle !

 

Je n'y comprends que dalle !

 

Je n'ai trouvé que dalle !

 

 

 

 

Bah, ça ne vaut rien du tout !

 

Je n'y comprends rien du tout !

 

Je n'ai rien trouvé du tout !

 

 

 

Selon le romani, langue tsigane, dalle signifie "rien du tout".

 

Certains trouveraient aussi du sens à l'expression dans un patois lorrain du 15è s. dont le terme dailler, en allemand dahlen, signifie plaisanter.

 

Le dail ou daille ou encore dal  est - dans l'Est de la France et en Lorraine en particulier - une blague, une faribole, une plaisanterie.

 

Donc, faribole ou blague évoqueraient absence d'intérêt ou de sérieux. Et le  " rien du tout " surgit alors ! C'est sans intérêt,  donc ça ne vaut rien.   Pourquoi pas ?

 

 

 

 

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J'ai la dalle !

 

 

J'ai la dalle !

 

 

 Je crêve la dalle, oui, je meurs de faim ...

 

Le 14è siècle donne à la dalle le sens de gouttière ou rigole. La dalle, différente de celle de l'expression "Que dalle", vient de l'ancien normand daela.

Rabelais la transforme en gosier - argot qui lui est coûtumier. La dalle, le gosier, sont alors la rigole par laquelle descendent les aliments et les boissons vers l'estomac qui est vide et se tord de faim.

 

Se rincer la dalle,

 

c'est évidemment boire un bon coup.

 

Facile

 

puisqu'on a la dalle en pente !

 

 

 Dans les années 1960,  Auguste Le Breton écrit "avoir la dalle", atténuant légèrement l'expression "crever la dalle".

 

 

 

 

 

Image : acegif.com

 

 

 

 

Bart Simpson meurt de faim.

 

 

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Pourquoi les serpents tirent-ils la langue ?

 

 

Pourquoi les serpents

 

tirent-ils la langue ?

 

 

Quand on pense au serpent, on voit aussitôt jaillir, à la vitesse de l'éclair, une longue langue  à deux pointes. A peine rentrée, elle rejaillit de manière inquiétante.

 

 

 

 

 

Image :snakes8.free.fr

 
 

 

 

C'est pour se renseigner

que le serpent tire constamment la langue.

 

Celle-ci cherche chaleur et odeurs indiquant la présence d'une éventuelle proie.

Dépourvu de nez, les organes olfactifs du saurien sont placés à chaque extrêmité de la fourche de sa langue. 

 

Les odeurs sont constituées de molécules en suspension dans l'air. Les molécules se collent sur les capteurs olfactifs de sa langue bifide*.  A une vitesse étonnante, ils les déposent sur lss deux  transmetteurs situés sous  la voute de son palais. Ces derniers envoient au cerveau les informations reçues. Instantanément, celui-ci les analyse et,  en fonction de la chaleur déjà enregistrée,  oriente l'animal  vers  sa proie.

 

C'est la vélocité de sa langue

 

qui permet au serpent de savoir

 

instantanément

 

où est sa proie.

 

 

*La langue bifide est caractéristique des serpents et d'autres animaux comme les iguanes et certains lézards.

 

 

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Une vie de bâton de chaise.

 

 

 

Mener une vie

 

de bâton de chaise.

 

 

 

 

L'expression fait référence aux chaises à porteurs utilisées dans presque tous les pays européens du 16è au 18è siècle. Un personnage important se fait ainsi transporter jusqu'à destination à travers les rues étroites, tortueuses et encombrées des villes, là où une voiture à cheval ne peut circuler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A chaque fois que le "voyageur" monte ou descend, les porteurs doivent tirer, poser, réinsérere les deux bâtons latéraux utilisés pour soulever la chaise. Ces bâtons sont donc constamment manipulés pour dégager la porte. Lorsqu'ils attendent ledit voyageur pendant parfois fort longtemps, les porteurs tuent le temps dans un bouge ou un tripot  mais emportent toujours leurs bâtons pour ne pas se les faire voler. La vie des porteurs est aussi mouvementée que celle des bâtons.

 Ainsi, de nos jours,  l'expression  mener une vie de bâton de chaise  signifie qu'on a  une vie très désordonnée, inorganisée et parfois  débauchée.

 

 

 

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Merci à nos éboueurs.

       

 

Merci à nos éboueurs.

 

 

Photo AFP/Georges GOBET

 

 

Les habitants de la commune d'Eysines, en Gironde, ont eu la délicate idée d'afficher leurs remerciements aux éboueurs qui travaillent en pleine crise de Coronavirus.

 

D'autres, trop peu nombreux, collent un gros

 

MERCI,

 

sur le couvercle de leur poubelle.

 

 

 

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