Pourquoi des anneaux de fumée dans le ciel ?

 

Pourquoi des anneaux

de fumée dans le ciel ?

Par temps clair, calme, sec et parfaitement dégagé, un cercle blanc dans le ciel, à faible altitude, attire parfois l’attention et débride l’imagination  de certaines personnes sensibles à la sortie de la réalité la plus ordinaire.

Avec des conditions météorologiques favorables, et un très léger vent d’altitude, un rond blanc, appelé rond ou anneau de fumée, se déplace lentement et mystérieusement sous les nuages, s’ils sont légers, avant de se  déformer, devenir biscornu  puis disparaître  rapidement dès qu’un souffle de vent plus fort le bouscule. C’est un mystère pour certains. Ce n’en est pas un si l’on sait qu’elle en est la cause !

En effet, un anneau de fumée, blanc ou noir, est toujours créé par une très forte explosion. C’est ce qui lui permet d’exister un certain temps dans le ciel. Il arrive que la cause ne soit pas connue des habitants qui découvrent avec perplexité ce phénomène céleste.

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Photo de Pierre Guettard prise à Saint-Loup-de-Saintonge le 16.08.2018 Publiée par SudOuest.fr
Photo de Pierre Guettard prise à Saint-Loup-de-Saintonge le 16.08.2018
Publiée par SudOuest.fr 

La puissance de l’explosion cause la propulsion, à grande vitesse, d’une fumée très chaude contenant de la vapeur d'eau. Lorsqu’elle rencontre l’air un peu plus froid, son centre se condense,  s’effondre et ne subsiste qu’un cercle. L'anneau de fumée !

Que l’explosion soit naturelle ou artificielle, le processus est le même.  Les gigantesques explosions de fumées jaillissant des cratères cylindriques volcaniques sont parmi les plus spectaculaires. Elles  créent des anneaux blancs   visibles longtemps à des dizaines de kilomètres. Il en est ainsi pour l’Etna*.

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Image : messagesdelanature.ek
Image : messagesdelanature.ek

Les scientifiques les appellent des vortex toroïdaux.

Un tronc d’arbre foudroyé dégage brutalement de la fumée qui s’élève puis forme un anneau, à condition qu’un vent d’orage ne la dissipe pas avant qu’elle n’ait atteint une certaine altitude.

De source naturelle, accidentelle ou volontaire, il n’est pas si rare que cela de provoquer des anneaux de fumée.  Un transformateur électrique  qui explose, ou un feu

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Chicago - juillet 2012.
Chicago - juillet 2012.

d’artifice, une cheminée d’usine cylindrique vomissant un flot de fumée noire ou blanche, le vol aérien d’un pilote-acrobate expérimenté et ... des cercles curieux vagabondent dans le ciel. Leur existence et leur survie  dépendent de la météo, favorable ou pas.

Fragiles puisqu’ils ne sont que

trainées de vapeur d’eau condensée !

* Les caprices de l'Etna sont bien connus des vulcanologues qui en surveillent les éruptions avec beaucoup d'attention.

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Ecrire en boustrophédon.

 

 Ecrire en boustrophédon.

L’arrivée de l’écriture dissocie la Préhistoire de l’Histoire.

Elle  permet d’avoir une trace de certains évènements qui précisent le temps historique où  ils se produisent. Non seulement la mémoire pure est conservée et transmise plus  ou moins fidèlement par la parole mais, une fois écrite, elle est consignée, définitive et précise,  sur des supports qui varient avec le temps et les civilisations. Elle s'avère aussi utile qu'indispensable pour entériner les victoires, les décisions  juridiques, les actes de  propriété, les transactions financières, les faits religieux, etc... C'est pour cela qu'elle s'impose.

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wikitionnary.com
Image : wikitionnary.com

Ecrire en « boustrophédon* » date du 10è s. avant J.C., lorsque les Phéniciens inscrivent les textes de droite à gauche puis reviennent en sens inverse, à la ligne suivante. Ils s'inspirent du boeuf qui tire la charrue mais tourne au bout de chaque sillon, à droite puis à gauche, pour  tracer le suivant. Parfois, le dessin des lettres est aussi inversé dès que le scribe commence une autre ligne.

Les Phéniciens sont imités par les hébreux, les  araméens, les arabes, les grecs etc.

Au cours de l'Histoire, deux sens d’écriture se sont succédées ou perdurent encore.  De droite à gauche pour les langues indo-européennes mais l'arabe et l'hébreu ont conservé l'écriture de droite à gauche. En boustrophédon.

Ce n’est qu’au 5è siècle avant J.C. que la Grèce, par décision d’Archinos, fixe  définitivement l’écriture de gauche à droite.

Cependant, écrire de la main droite ou de la main gauche n’est pas anodin et peut suggérer de faire référence à l’hémisphère cérébral dominant.

Un jeune enfant écrit souvent en boutrophédon lorsqu’il a mal assimilé le sens « obligatoire » de l’écriture.

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Image : scienceshumaines.com
Image : scienceshumaines.com

On dit qu’il a une écriture spéculaire **. Ce qui est aussi  le cas du gaucher pour qui ce serait l’écriture normale puisque son hémisphère gauche domine. Certaines personnes, très rares il est vrai, pourraient même écrire des deux mains à la fois, donc l'une vers la droite et l'autre vers la gauche ... 

Des  personnes très âgées, qui souffrent d’apraxie***, ont de très grandes difficultés à coordonner l'action d'écrire et inversent naturellement l'écriture. 

Et pour faire référence à Léonard de Vinci****, dont les notes sont rédigées ainsi, il pourrait être soupçonné d’avoir voulu les garder secrètes essayant ainsi d'échapper à la censure des 15è et 16è s. en Italie. C’est ce qu’on appelle aussi l’écriture ‘’ en miroir ‘’ puisque celui-ci permet de la lire plus facilement. 

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L'homme de Vitruve.
Image : wikipedia.fr

Au 21è siècle, le boustrophédon  ne nous lâche pas !

Il est amusant de noter que nos imprimantes sont capables d’imprimer de droite à gauche et de gauche à droite !  Il en de même pour les drones sous-marins qui relèvent les données du sonar dans les deux sens. 

La sérigraphie des véhicules d'urgence est maintenant en écriture spéculaire (inversée) afin que les automobilistes puissent  lire dans leur rétroviseur.

* Terme venant du grec bous, boeuf et strephein, tourner.

** Du latin specularis – transparent, en miroir.

*** Apraxie provient du grec praxis, action. Une A-praxie empêche l’action de coordonner les mouvements volontaires de base pour exécuter une tâche précise.

**** Léonard de Vinci (1452-1519) est l'incarnation parfaite du génie de la Renaissance. Sa vie, d'une richesse éblouissante, nous est transmise   par ses paroles, ses écrits, ses dessins et tous les témoignages de l'époque.

 

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L'énergie c'est quoi ? - suite.

 Energies fossiles.

Energie photovoltaïque.

Depuis de millions et des millions d’années, la terre accumule dans ses profondeurs des matières organiques qui, au cours des âges, se sont décomposées. Elles sont constituées de carbone, en majeure partie, et extraites sous forme de charbon*.

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Image : larousse.fr
Image : larousse.fr

Lorsqu’elles se sont déposées au fond des mers, emprisonnées par une superposition d’autres couches sédimentaires qui effectuent une importante pression et en  augmentent la température, elles se transforment en kérogène**.

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Traité, celui-ci devient du  pétrole. Le pétrole se répand entre les roches où il s’est formé et peu à peu tend à remonter à la surface de la terre. Or, sur son parcours, des roches non perméables le bloquent. C'est là qu’est défini un site de forage d’exploitation.

Issues de végétaux, donc de carbone, les deux sources terrestres d’énergie, que sont le charbon et le pétrole, se définissent comme des énergies fossiles et, selon leur nature, restitutrices de dioxyde de carbone (CO2), émettrices  de  gaz à effet de serre.

Dans le combat actuel contre le dérèglement climatique dû en grande partie à l’utilisation excessive, sur une trop longue durée, de telles énergies naturellement carbonées, la recherche s’est enfin tournée vers la production d’énergie non polluante, non originaire de sédiments fossiles.  Appelées décarbonées.

C’est le cas de l’énergie photovoltaïque,  créée par des panneaux spécifiques alimentés par le soleil.

Chaque cellule du panneau photovoltaïque est composée d’un semi-conducteur, le silicium***, riche en électrons. Lorsque les photons des rayons solaires frappent les électrons du silicium, ils lui  transmettent leur énergie propre. Instantanément, les électrons du silicium se déplacent en produisant un courant électrique continu. Un système adéquat additionne  la quantité d’électricité induite. Inutilisable tel quel, le courant continu passe par un onduleur pour devenir  alternatif. L'électricité générée est alors dirigée vers l’habitation mais si la quantité  produite est trop importante pour l'usage local, le surplus est évacué vers une centrale. 

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stg-energy.ch
Image : stg-energy.ch

* Faisant suite au bois largement utilisé par les anciens, le charbon de terre - la houille - est connu dès le Moyen-Age. Découverte dans le nord de la France, puis dans de nombreux autres lieux, la houille  remplace le charbon de bois qui nécessite d'être préparé. La Révolution industrielle du 19è siècle en lance l'exploitation à grande échelle.

La première exploitation d'une mine, sur 40 puits, a lieu en 1756 à Anzin (Nord-Pas-de-Calais) et emploie 4.000 mineurs. Très jeunes, les enfants sont immédiatement enrôlés. Avec leur petite taille, ils se glissent dans les anfractuosités des galeries et poussent des berlines de charbon. En patois picard, ce sont les galibots ou polissons !

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Image : theconversation.com
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En 1884, une très longue grève des mineurs accroit la précarité sociale et la misère, émeut et inspire Emile Zola. Il écrira Germinal.

** Le kérogène  (du grec  keros : cire) est un composé solide naturel. Il est l'état intermédiaire de la matière organique avant qu'elle ne se transforme en hydrocarbures par distillation. Le kérogène est donc le précurseur du pétrole brut, tandis que le kérosène est le produit raffiné destiné au commerce. 

*** Le silicium est très abondant sur terre et fréquemment utilisé dans l'industrie. Il a un aspect métallique bien que non classé comme métal. Inclus dans les alliages, il est appelé "silicium métal" lorsqu'il est en fragments dont la pureté est supérieure à 96%. 

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Image : silicium
Image : aquaportail.com

Reste à pouvoir stocker l'énergie électrique  !

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L'énergie, c'est quoi ?

L’énergie, c’est quoi ?

Venu du grec, énergie signifie  « force en action ». Ainsi, une matière ou une force naturelle dont on modifie l’état primordial a la capacité de réagir,  de produire un travail qui génère chaleur, lumière, mouvement, etc. Cette réaction répond  à un principe de physique parfaitement connu. Cependant, si le propre d'une réaction chimique est de conserver tous ses éléments, une réaction nucléaire, elle, les transforme. Et les transforme en une énergie. Une « force en action ».

C’est l’origine de cette même « force en action » qui qualifie l’énergie. On parle alors d’énergie  fossile*, solaire, éolienne, hydraulique, nucléaire, etc.

En ce qui concerne l'énergie nucléaire, nous connaissons  deux sortes de production : la fission et la fusion.

La France est majoritairement productrice d’électricité due à la  fission nucléaire (nucleus = noyau) suivant le principe que la rupture du noyau d’un atome dégage une énergie productrice de chaleur, récupérée pour être elle-même transformée en électricité.

La réaction ne se fait spontanément que si les noyaux atomiques des produits utilisés  sont radioactifs. **

Dans les centrales, ce sont des noyaux lourds d'atomes d’uranium 235 ou de plutonium 239 qui, fissurés par des bombardements de neutrons, se divisent chacun en 2 noyaux plus petits et, comme la chaleur engendrée dégage d’autres neutrons, ceux-ci fissurent d’autres noyaux d’uranium qui se divisent à nouveau. C'est alors une réaction en chaine qui s'amorce spontanément. D'où une chaleur considérable ***.

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Fission nucléaire. Image : irsn.fr

Au contact de l’eau, cette chaleur intense crée de la vapeur. Celle-ci actionne des turbines en lien avec un alternateur qui transforme l’énergie mécanique induite en électricité dite nucléaire dont le problème réside ensuite dans l’évacuation des déchets radioactifs. 

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Réacteur nucléaire. Image : irsn.fr

Quant à la seconde production énergétique, dite de fusion nucléaire, elle est « naturelle » puisque produite à l’intérieur même des étoiles, et notamment du soleil, ou fusionnent naturellement des noyaux atomiques. Cela dégage  l’importante énergie distribuée sur la terre : chaleur et lumière qu’il s’agit ensuite de savoir utiliser telles qu’elles nous sont données. D'où l'utilisation des panneaux photo-voltaïques, dits panneaux solaires.

En ce qui est de créer une énergie nucléaire par fusion, analogue à celle produite à l'intérieur du soleil, il nous faudra encore de nombreuses années de recherche et d’expérimentation, déjà bien avancée mais pas encore opérationnelle pour être efficiente. 

A l’intérieur des étoiles, où règne une température de plusieurs millions de degrés,  on sait que se rapprochent spontanément  deux atomes d’hydrogène, le deutérium et le tritium. 

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Schéma fusion nucléaire. Image : irsn.fr

Or, ce ne sont pas des noyaux lourds et leur rapprochement, appelé  fusion, les rend instables. C'est seulement lorsqu'ils  rejettent un neutron et un atome d’hélium qu'ils se  stabilisent au profit d’un important dégagement d’énergie. Et c'est ce processus énergétique que nous prévoyons de reproduire dans les centrales nucléaires à fusion. 

* Les énergies fossiles viennent du charbon, du bois ou du pétrole. Elles feront l’objet du prochain article.

** Un noyau est dit « lourd » quand il appartient à un atome dont le numéro est supérieur à 83. En effet, au-delà de ce chiffre, le noyau de cet atome contient beaucoup de protons, ce qui augmente considérablement sa force de répulsion. A partir de là, le produit auquel il appartient est dit radioactif.  

*** Ce principe a été utilisé pour générer les premières bombes nucléaires.

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La Grande Muraille d'Inde.

La Grande Muraille d’Inde.

Au 2è s. avant J.C., l’Empereur Samprati fait construire un bastion sur une colline de 1100 m. d’altitude,  dans l’Etat du Rajasthan, au nord ouest de l'Inde, entre les cités de Jodhpur et Udaipur.

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Etats de l'Inde.
Etats de l'Inde.
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Image : wikipedia.org
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De là, on voit jusqu’à la chaine des Aravalli, à plusieurs dizaines de kilomètres. Et même; par beau temps,  jusqu’aux dunes du désert du Thar.  Endroit stratégique défendu en permanence.

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Au 15è s., Kumbha, un rajput* du territoire Mewar**, entreprend la construction d’une muraille, imposante  bien que beaucoup moins longue que celle de la Chine (6.700 km)  ou d’Iran (200 km).

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La forteresse, la Kumbhalgarh, tombe à la fin du  16è s. sous le pouvoir de l’empereur Akbar après que la capitulation des occupants ait été accélérée par l’empoisonnement de l’eau des puits par l’envahisseur.

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Le fort est occupé jusqu’au 19è s. où il est agrandi puis ouvert au public.

Cette robuste forteresse est entourée de murs sur 36 km. Disposant de 6 m de large, ces derniers permettaient à 6 cavaliers de galoper de front  en scrutant l’horizon. Les murs de 4 m 50 d’épaisseur, percés de 7 portes fortifiées  abritaient jadis 360 temples hindous et jaïns*** dont seuls quelques-uns subsistent.

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Temples.
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C’est ainsi qu’entre Jodhpur et Udaipur s’élève un édifice considéré  comme l’un des plus beaux patrimoines de l’Inde dans l’Etat du Rajasthan qui à lui seul recèle un grand nombre de monuments intéressants très visités par les touristes.

*Un rajput, étymologiquement fils de prince, fait partie du clan guerrier de l’Inde occidentale, descendant des Huns présents au 5è s. Ces guerriers s’installent dans l’actuel Rajasthan se constituant des royaumes entourés de forteresses.

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Image : wikipedia.org
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** Mewar : Région du centre et du sud de l'Etat du Rajasthan.

*** Polythéistes, les hindous, qui ont organisé la société en castes, croient à la réincarnation, comme les jaïns, dont la religion ne date que du 6è s. Ces derniers sont adeptes de la non-violence absolue, de l'abstinence et de la défense farouche de l'environnement.

Dans ce même état du Rjasthan, d'autres murailles anciennes entourent  la Cité de Jaisalmer.

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Les poissons dorment-ils ?

 

Les poissons dorment-ils ?

L’état physiologique naturel et normal du sommeil de l’être humain se caractérise par la diminution quasi totale de la vigilance et du tonus musculaire. A cela s’ajoutent, pour d’autres êtres vivants, l’arrêt de la respiration ainsi que de la circulation du sang. 

A l'endormissement, chez les humains, les pensées conscientes s’évacuent peu à peu et les mouvements volontaires s’arrêtent. Seules quelques secousses ou sursauts,  appelés myoclonies, peuvent survenir à l’endormissement. Les paupières demeurent closes, isolant par leur opacité  de tout  stimulus visuel extérieur. Il en de même des mammifères.

Quant au  poisson, qui n’a pas de paupières ... sauf certains dont une membrane est destinée à protéger les yeux de blessures éventuelles, dort-il vraiment ? Le fait-il comme nous ?

S’il vit dans les rochers, comme le poisson-chat, il « dort » en demeurant immobile, parfois posé contre la pierre,  mais toujours attentif à toute attaque.

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seafootage.com
 

Image : seafootage.com

Certains se posent sur leur queue, debout, les yeux  ouverts puisque sans paupières,  et détalent à la moindre agitation de leur environnement.

Afin de se protéger, puisque leur vigilance est amoindrie, quelques-uns, tels les poissons-perroquets, secrètent un mucus qui les enveloppe d’un nuage semi-opaque atténuant leur odeur tout en leur permettant de s'échapper sans être vus.

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Quant à la raie, sa forme lui permet de plonger et s'aplatir sous le sable tandis que d’autres changent de couleur pour se fondre dans la nature de leur cachette.

Et le poisson-clown se prend d'affection pour les anémones de mer dans les bras desquelles il se dissimule pour somnoler.

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Image : lejournal.cnrs.fr

Mais un poisson de haute mer  dort-il aussi puisqu’il ne cesse de nager même si, par moments, c’est tout de même un peu moins vite ? Il ne s'immobilise jamais. En effet, il doit bouger en permanence pour oxygéner ses branchies. C’est le cas du requin. 

A l’évidence, pendant ces périodes de pseudo-sommeil, l'activité cérébrale des poissons (bien différente de celle des humains) ainsi que leur rythme cardiaque ralentissent considérablement, ce qui déclenche une phase de repos et de récupération. 

Et lorsque un banc de piscidés de rivières (ou non) vire de bord instantanément et sans cause apparente, il ne dort sans doute pas (en groupe) mais répond  aux règles de la synchronicité  !

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La fleur d'Islande.

La fleur d’Islande ?

Voir l'image Terre-neuvier - forum du boutmenteux à Fécamp

Terre-Neuvier du 16è s. et plus.

La pêche à la morue est une épreuve physique pour tous les marins qui s’y consacrent, non pour le plaisir de partir vers le Grand Nord sur une mer souvent démontée où le vent glacial est d’une force éprouvante. Ces hommes, jeunes et vieux, n'ont d'autre ressource  pour gagner péniblement de quoi nourrir les familles demeurées le plus souvent en Bretagne.

C’est de Paimpol que les goélettes s’ébranlent dès le 16è siècle pour Terre-Neuve et  l’Islande. Ils le feront jusqu'en 1992.

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Image : google.fr
Image : google.fr

La Bretagne n’a que peu de ressources et les salaires, lorsqu’il y a du travail, sont misérables. Il n’est d’autre solution que de s’engager comme terre-neuva pour capturer la morue, prolifique, nutritive, et qui se conserve longtemps salée même à la chaleur. Certes, ce poisson exceptionnel des eaux froides est abondant mais le travail est rude et cause des  blessures très douloureuses au nom cynique et poétique de

 « fleurs d’Islande ».

Pêcher à Terre-Neuve ou en Islande est différent. A Terre-Neuve des chaloupes de 5 à 8 hommes longent les côtes qui traitent la morue une fois à terre. Par contre, au 19è siècle, la pêche a lieu au large sur un gros bateau, le terre-neuvier, qui  traite sur place la morue que lui remontent des embarcations plus petites.

Pêcher en Islande, c’est se placer au bord du bateau battu par le vent, la neige, le grésil ainsi que par la mer, le sel et le froid.

Structure d'un bateau avec de la glace.

C’est ce contact douloureux permanent qui crée engelures, brûlures, coupures et infections graves, parfois suivies d'amputation des doigts.

Un marin à l'imperméable jaune regarde l'objectif et tient une barre de métal dans ses mains nues. Autour de lui, la structure du navire est en glace.

Durant les six longs mois de mer, c’est l’affrontement quotidien à ce cocktail agressif  qui, pendant les 15 à 18 heures de travail quotidien ininterrompu, provoque, malgré la chaleur trompeuse d’un mauvais alcool trop abondant,  les blessures graves, dont l’origine est  due aux gestes pratiqués par cette méthode particulière de pêche.

En effet, le marin tient un support de bois en Y (mecques).  Dans l’encoche et par un va-et-vient incessant du poignet, il  guide le fil de pêche qu’il empêche de s’emmêler avec un autre.  L’eau salée corrosive** agresse la peau des mains et des poignets qui frottent le ciré. 

Seule protection, pas hermétique, des lanières de cuir sur le poignet  de leurs gants ! Quand ils en portent.

A ces traumatismes locaux  liés  aux gestes de pêche*, mais aggravés par une nourriture déséquilibrée, la promiscuité et l’absence totale d’hygiène,  le terre-neuva souffre de bronchite, tuberculose, typhoïde ou scorbut***, si ce n’est de luxation ou fracture parce qu’il a glissé sur le pont en raison du roulis ou/et de l’alcool. Et comme les  heures de repos sont trop courtes,  dans des conditions  inhumaines, le pauvre homme ne récupère jamais et s’affaiblit d’expédition en expédition.

** Le sel empêche la cicatrisation des plaies.

*** Scorbut : Maladie causée par le manque de vitamine C. Se produisent  chute des dents par déchaussement, atteinte gingivale avec saignement permanent, puis mort par hémorragie.

Ces territoires éprouvants et d'une beauté sauvage "magique" sont aussi ceux des aurores boréales  et de la grande histoire d'Erik le Rouge,  l'aventurier-pionnier  viking encore célèbre de nos jours.

Toutes les photos sont empruntées à la collection de l'ancien terre-neuva Emile Jenouvrier avec l'autorisation gracieuse de Nadine Belin.

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Paris et sa naissance.

 

PARIS et sa naissance.  

Cessons donc de penser la naissance de la capitale à partir de sa seule archéologie ! Paris n’est pas né des Gaulois ni même des Romains. L’espace dédié à la capitale existe bien avant eux ... habité de tribus en parfaite symbiose avec une nature principalement constituée de forêts.

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L'embryon de Paris.
L'embryon de Paris.

Le Pagus des Parisii  (terme conservé par le Pays Basque) est au cœur des sylves profondes aux essences variées qui cernent la petite bourgade installée près des rives marécageuses de Sequana*.

Bien plus tard, ces essences donnent naturellement leurs noms aux localités qui entourent Paris : Le Chesnay, Herblay, Aulnay, Chènevière-sur-Marne et bien d’autres, en sont les témoins actuels.

La vie quotidienne est liée aux éléments naturels représentés par les divinités censées vivre comme les humains mais avec un pouvoir que l’homme ne peut jamais atteindre. Eléments et divinités se confondent.

Comment le savons-nous ?

Nous le savons grâce à la mémoire collective (ou archaïque) qui a imprimé en l’homme une connaissance dont la résurgence se manifeste, des siècles plus tard, dans le quotidien vécu sans que l’inconscient ne la mette en évidence, sans que le conscient n’ait l’idée d’établir des liens.

La mémoire des civilisateurs du néolithique, dont il n’y a aucune transmission écrite, surgit curieusement au Moyen Age dans les contes et dans les Moniages**.  Ils mettent en scène des personnages dont le nom et l’action rappellent aussitôt une croyance antique occultée depuis longtemps et qui réapparaît naturellement dans le récit. Ils confirment ainsi les grands mythes de civilisation et d’initiation. Il n’est pas de hasard :

" le folklore est le savoir du peuple."

Quel est le sens, quelle est la vertu des rites de boue blanche sur l’île Sainte au milieu du fleuve sacré, ou bien encore des rituels de branchages des Vierges Vertes dans les hautes folies ? Leur symbolique n'est pas dénuée d'intérêt et de logique !

Que signifie la liturgie de la tête coupée dont Saint-Denis est l’illustration ? Que représentent le Château de Hautefeuille et son domaine traversé par la rue du même nom dans le 6è arrondissement ? Quelle est la raison d’être des monstres initiateurs à l’étonnante envergure - collègues ou successeurs probables des divinités antiques - et bien installés sur leurs fiefs sacralisés ?

Lorsque se propagent les nouvelles croyances monothéistes, elles s’imbriquent aisément au paganisme avant de s’y substituer,  très lentement certes mais tout naturellement, jusqu’à nous envahir d’étonnement deant l'évidence ! L'un des meilleurs exemples en sera l’histoire de Saint-Denis !

* Sequana est le nom de la Seine, fleuve sacré.

** Un Moniage est un récit écrit et publié aux alentours du 12è s. par des moines qui racontent un évènement "chevaleresque" souvent fantaisiste où intervient le merveilleux mais relié à un fait historique plus ou moins exact. Le Moniage Guillaume en est le plus célèbre et se rapproche du mythe d'Isoré,  Géant de la Tombe-Issoire.

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Image : wikipedia.fr

Guillaume d'Orange vainqueur du Géant Isoré.

Fresque de la Tour Ferrande à Pernes-les-Fontaines. 

Bon nombre de lieux parisiens, dont l'histoire est malheureusement trop peu connue, évoquent de différentes manières, leur passé mythique créateur.

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Un pont en lin.

 

Un pont en lin.

Depuis avril 2022, un pont de fabrication inédite, 50% végétal, est installé, aux Pays-Bas à l'usage exclusif des piétons et des cyclistes. Constitué d’une structure de 9 tonnes dont les éléments en fibre de lin renferment de la bio résine, il est  prototype en la matière et armé pour durer une centaine d’années.

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Image : francetvinfo.fr
Image : francetvinfo.fr

Des bandes* de fibre végétale de lin de 15 m de long constituent un moule qui a la forme d’une pièce du pont. En y coulant de la bio résine, le lin s’en imprègne et fige la forme définitive.

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Image : francetvinfo.fr

Les secrets de la fabrication en  sont jalousement gardés. Les ingénieurs français sont prêts à toute évolution car le moindre impact, quelle qu'en soit l'origine, est enregistré en temps réel, soumis à une étude approfondie qui engendrera des modifications de sécurité immédiates.

C'est la raison pour laquelle de très nombreux  capteurs (une centaine) sont répartis un peu partout afin d’effectuer des tests à la chaleur, au froid, aux tensions mécaniques extrêmes et enregistrer le rythme et le nombre de vibrations informant de la densité du passage.

Une telle profusion de données ne peut qu’améliorer la technique et la fiabilité des réalisations à venir à partir de ce prototype exceptionnel.

 Ce pont en lin, de 15 m X 3, est le premier des trois prévus par un projet européen mené par l’Université hollandaise d’Eindhoven. Assemblé aux Pays-Bas à partir du matériau végétal qu'est le lin, il est inédit. Fabriqué par les Français, en Normandie **, il a coûté environ 7 millions d’euros. Le second pont sera monté en Bavière allemande, à Ulm.

* Appelées "FlaxTapes".

** Entreprise Eco Technilin.

Depuis quelques années, des efforts significatifs sont faits pour créer des objets et des vêtements à partir de végétaux. Les viticulteurs sont très intéressés par de nouvelles bouteilles en lin, beaucoup plus légères que le verre (190 g contre 400 g).

Plus écologiques et peu énergivores, puisqu'il n'est pas nécessaire de fondre le verre à 1500° et que 105 kg de pétrole sont nécessaires pour fabriquer 1 tonne de verre. La bouteille en lin est aussi incassable et biodégradable. Un progrès majeur pour notre société soumise à des difficultés majeures.

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Image : lelin-cotenature.f

L'intérieur des bouteilles est muni d'un film alimentaire protecteur.

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Image : mon-viti.com

Les hommes n'ont pas attendu le 21è siècle et son pont en lin pour se déplacer de manière écologique, en témoigne déjà en Inde, les nombreux ponts-racines.

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Qu'est-ce que la xylographie ?

 

Qu’est-ce que la xylographie ?

La xylographie (xylo, bois et graphie, écrire), précède, entre le  14è au 16è s., la typographie et l’imprimerie. Elle permet de reproduire sur une surface plane, comme le tissu et le bois, puis le papier, des copies exactes de l’original. Ce procédé est beaucoup plus fiable que la copie manuelle.

Image : fr.wikipedia.org/

Le 8è s. chinois, fin de la dynastie Tang, prouve par quelques ouvrages imprimés en 770 que la Chine en est l’inventeur. Après avoir  minutieusement choisi un bois adéquat*, pratiqué l’esquisse du dessin à graver avec un couteau, la coupe du bois nécessite encore un couteau, ou  un burin pour le buis très dur. On affine ensuite à la gouge.

Dans le relief ainsi creusé, de l’encre est répartie avant de presser régulièrement et très fortement sur la pièce de bois  un tissu ou une feuille de papier. Cela donnera  l’estampe orientale.

Les premières impressions se font en noir mais par la suite la couleur est appliquée à la main ; s'il y en a plusieurs, elles sont apportées l'une après l'autre, sauf si l'on utilise la technique du pochoir**.

Image : plume-et-papier.com

Les Cavaliers de l'Apocalypse. 1496

d' Albrecht Dürer.

On ne grave pas toujours un dessin. Quand il s'agit d'un texte, les dominotiers taillent dans le bois les lettres de la page à imprimer mais les formes sont irrégulières et le résultat parfois décevant. Cela ne les empêche pas de  créer de   multiples impressions sur différents supports.

Plus tard,  opportunistes, les cartiers, s’approprient les cartes à jouer dont les motifs emblématiques signent leur époque. Ci-dessous, les emblèmes seraient d'origine française :

Le pique est la pointe de la hallebarde.

Le cœur, la pointe de l’arbalète.

Le carreau est le fer de lance.

Le trèfle, la garde de l’épée.

Image : fr.dreamstime.com 

On suppose qu’aux 12è ou 13è s. c'est la Chine qui serait à l’origine des cartes à jouer mais aucune n’a été retrouvée à ce jour.

Quant à l'Europe, à cette même époque, elle  ignore tout.

Dans les Cours royales, quelques jeux de tarots miniatures sont utilisés. C'est notamment le cas à la Cour de Flandres au 15è siècle. Ils sont faits à la main mais lorsque la xylographie permet leur multiplication, devenant plus abordables financièrement, on les retrouve plus souvent. Ils se multiplient, dans les milieux aisés évidemment.

La xylographie est détrônée au 17è s. par la gravure sur cuivre au burin, beaucoup plus fine. Arrive enfin   la lithographie inventée par un allemand à la fin du 18è s. Elle consiste à reproduire sur papier, en de nombreux exemplaires, un dessin à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire. (lithos signifie pierre).

Ce sont les colporteurs qui, dans les siècles passés,  diffusent les gravures dont beaucoup sont d’inspiration religieuse. Ils sont concurrencés par les « montreurs d’ymages » qui, comme leurs collègues « montreurs d’ours » ont un certain succès dans la population pauvre.

A la fin du 19è siècle, la pyrogravure voit le jour, idée initiée  par la cautérisation des plaies par le Docteur Paquelin. Un fer à graver, muni d'une pointe chauffée au rouge, dessine et grave un dessin, ou des signes, sur une surface qui n'est plus nécessairement plane. 

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Image : wikipedia;fr

Image : wikipedia.fr

  Vautour pyrogravé sur bois.la

* Hêtre, poirier, noyer en Europe et cerisier exclusivement au Japon. La Chine utilise souvent du buis taillé à la gouge.

** La technique au pochoir consiste à colorier uniquement à l'intérieur des  découpes du dessin, souvent effecuté sur une feuille de plastique, posé sur le support qu'il soit en bois, tissu ou papier.

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Gabarit de lettres.

Pochoir de gabarit de lettres.

Image : vikidia.org

La Chine produit des billets de  banque en tissu végétal en 1260,  mais il est fort à parier qu'elle utilise la xylographie depuis déjà longtemps.

Image : fr.wikipedia.org/

 Gravure sur bois et son billet imprimé.

Dynastie Yuan - 1287.

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