Le Groenland
signifie
Terre verte.
*
Pays attractif où il fait bon vivre
grâce à sa verdure !
*

Image : schoolmouv.fr
Calotte glaciaire de l'hémisphère nord.
La calotte glaciaire arctique fond en partie entre le 8è et le 13è s. en raison d’un réchauffement climatique baptisé « Optimum Medieval ».
Si, à cette époque, les températures augmentent dans l’hémisphère nord, elles baissent au contraire dans l’hémisphère sud, ce qui n’est pas le cas du réchauffement actuel qui augmente sur l’ensemble du globe.

Néanmoins, il semble que les températures actuelles soient plus élevées que celles de la période médiévale. Il est vrai que notre mode de vie n'est plus du tout le même et que l'élévation des températures se fait, depuis quelques décennies, avec une rapidité inédite ! Lente à l'amorçage et accélérée en ce début de 20è siècle sans qu'on soit certain de pouvoir la stopper et encore moins l'inverser ...
A partir du 15è s., l'adoucissement du climat est stoppé par une chute des températures qui provoque le départ des Vikings* sous l'impulsion d'Erik le Rouge. Quant aux Inuits, déjà sur place au 13è s., ils demeurent.

Image : groenland-agoravox.fr
Selon les relevés effectués sur les pollens, les sédiments lacustres locaux et les cernes des arbres, nous avons une idée de la végétation de l'époque qui n'est pas différente de la flore actuelle qui reprend vie.
Revenons à Eric le Rouge !
Solide Viking à la crinière rousse, il naît islandais en 940 (?) avant que l'Islande ne soit occupée par la Norvège.

Portrait d'Erik le Rouge
tiré de la Grolandia d'Arngrimur Jonsson - 1688
Très jeune, il est banni de son pays pour meurtre. Avec 14 drakkars et ses rameurs, il atteint les côtes groenlandaises. Leurs ressources ? Peaux d’ours, défenses de nerval, ivoire de morse et autres richesses de l’époque, selon Pierre-Brice Stahl.
Après avoir découvert cette ile où la végétation renait peu à peu grâce à "l'Optimum mediéval" et qu'il baptise groenland, terre verte, il revient convaincre ses compatriotes de s’y installer. Certes, l'ile est encore inhospitalière mais, à ces nouveaux colons, elle peut servir de base au départ d'expéditions commerciales (et de piraterie) vers l’Ouest. C'est alors probable qu'Erik le Rouge et ses descendants explorent le Canada et les Amériques. En avance sur Christophe Colomb ! Avec le temps, s'installent, à l'est et à l'ouest de l'ile, deux « centres d’activité » qui, au 13è s., ne regroupent pas moins de 2.000 colons.
C’est au 18è s. que la Scandinavie**, puis le Royaume de Norvège et de Danemark établissent des relations diplomatiques avec le Groenland. Ils imposent leur souveraineté sur l’ile jusqu’en 1814 où le seul Danemark demeure souverain, faisant du Groenland une colonie danoise uniquement. Celle-ci s’affranchit de la Communauté Economique Européenne en 1982 mais conserve la libre circulation des européens selon les accords de Schengen.
* Vikings : On ne les appelle ainsi qu'au 10è s. Ce n'est ni un peuple ni une tribu. Ce sont ceux qui s'aventurent sur les mers pour s'enrichir grâce au commerce et plus souvent à la piraterie. Mais la racine vik et l'étymologie désignent la baie et le mouillage pour bateaux.
** La Scandinavie regroupe les trois monarchies constitutionnelles que sont le Danemark, la Norvège et la Suède.

On appelle couramment mais à tort, Scandinavie, l’ensemble de ces trois pays en y ajoutant la Finlande, l’Islande, les Iles Féroé, le Groenland et l’Aland.
L’Aland est peu connu. C'est un archipel (6.400 iles) formant une province autonome, au sud du golfe de Botnie dans la Mer Baltique. Il est situé entre la Suède et la Finlande. Population : 29.800 habitants.

Entrée du golfe de Botnie.

Image : le(cartographe.net
Archipel Aland

Image : patrimoine-histoire.fr
Drakkar.
*** Terme inventé par les Français au 19è s. pour sugérer une connotation plus sauvage à ces longs vaisseaux-pirates sans pont, mus par des voiles et des rameurs. Le véritable terme est langskip ou long bateau dont la proportion est de 1 à 7.
Leur figure de proue est un animal, bélier, bison, parfois dragon qui se dit dreki au singulier et drekar au pluriel.
D'où l'idée, de choisir de préférence le dragon et, en l'écrivant avec deux k, le rendre encore plus effrayant ...
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