Faire un tabac.
Avoir un énorme succès.
En occitan, tabassa ou tabasta signifie frapper fort, cogner, faire du bruit, claquer. On dit d’ailleurs, tabasser pour rouer de coups. Passer à tabac ! Par homonymie, « tabac » de faire un tabac, qui n’a rien à voir avec le tabac à priser ou à fumer, viendrait de là.
Une pièce de théâtre "fait un tabac" signifie donc que le public fait du bruit, claque dans ses mains pour témoigner sa satisfaction. En 1900, on dit d’un comédien célèbre qu’il a un " gros tabac".
Les "claqueurs* de métier sont payés pour faire la claque !
Taper des pieds et des mains pour couronner un succès ressemble aussi au " passage à tabac " de celui qui reçoit coups de pieds et de poings. C'est frapper en faisant du bruit.
En mer, un " coup de tabac " est un coup de vent hurlant, souvent associé au bruit du tonnerre.
* Au tout début du 18è siècle, lorsque l'Opéra instaure les abonnements, les " claqueurs " sont officialisés. Une agence spécialisée fournit des claqueurs, installés auw parterres et dans la salle.

Honoré Daumier -
Le claqueur - 1842
Le "chef de claque" les instruit des moments où ils doivent applaudir, rire, essuyer une larme, ou crier " bis ". Bis pour renforcer les applaudissements et le rappel sur scène des acteurs ou musiciens.
En 1902, la Comédie Française annule la coutume selon laquelle les comédiens et les chanteurs paient une taxe afin de ne pas se faire huer. Une sorte de chantage.
Taxe contre claque !
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